1843-1869 - Journal d’Auguste Duméril

De Une correspondance familiale


Travail en cours : seules les années 1843-1854 sont actuellement publiées



1843

- 15 Mai. Notre mariage[1].

- 4 Mai. Mariage d'Achille Say avec Mlle Étienne[2].

- 15 Juillet. Mariage de Pauline Comte avec Philippe Taylor. (voir  26 Xbre 1844, 19 7bre 1846, courant de janvier 1855)

- 28 Août. Victor Declercq est atteint de folie ; il est amené à Paris le 31 par M. Valéry Cumont.

- 14 Septembre. Émilie Delaroche épouse M. Gastambide[3], Procureur du Roi à Laon. Elle a eu 20 ans le lendemain du jour de son mariage.

- 22 Octobre. Mort de Marie Brémontier âgée de 15 ans et 5 mois. Elle était d'une très forte constitution et a succombé très promptement à une maladie aiguë.

- 15 Novembre. Adine[4] accouche d'un fils (Georges) ; cet enfant a succombé. (sa sœur Clotilde est née le 21 juin 1842 ; Paul le 24 mars 1845).

- Novembre. Alfred Duméril entre à l’École Normale le 10e de sa promotion composée de 22 élèves.

- 7 Décembre. Mon beau-père[5] menacé d'apoplexie est abondamment saigné. Les lettres reçues les jours suivants nous apprennent que tout danger est éloigné. Il ne reste que de la difficulté dans la prononciation

- 15 Décembre. Arrivée d'Éléonore Duméril à Paris à son retour d'Oisemont où elle avait passé près de deux mois et demi.

- 15 Décembre. Je soutiens ma thèse de Doctorat ès Sciences Naturelles devant la Faculté des Sciences.

- 20 Décembre. Victor Declercq rendu à la raison quitte la maison de santé d'Ivry où il était entré le 31 août et où il a fait par conséquent un séjour d'un peu plus de 3 mois 1/2.

- 26 Décembre. Mariage de M. Hermel[6] avec la fille du Colonel Paulin.


1844

- 8 Janvier. Arrivée à Paris de mon beau-père[7] que mon père[8] avait été chercher à Lille.

- 11 Janvier. Mariage de Constant Say avec Mlle Émilie Wey, fille du Payeur général du Département de la Somme[9]. Il y a 8 ans de différence entre eux. (voir 1847 (dans l'été), 2 Xbre 1846, 17 9bre 1848, 26 août 1855)

- 1er Février. Mort du petit Georges Duméril, né le 15 novembre 1843, âgé par conséquent de 2 mois 1/2. Il a succombé à la suite de convulsions.

- 13 Mars. Mort de M. Charles Choderlos de Laclos[10] ; il devait être âgé de 48 à 49 ans.

- 13 Avril. Éléonore Duméril retourne à Saint-Omer après un séjour de 4 mois auprès de nous.

- 14 Avril. Arrivée à Paris de M. de Tarlé[11].

- 18 Avril. Joseph Fabre[12] est nommé professeur d'Hygiène et de Médecine légale à l'Hôpital militaire d'instruction de Lille. Il a eu 6 voix sur 9. Il avait déjà concouru deux fois précédemment ; mais après le premier concours il n'y avait point eu de nomination ; et le second concours avait été annulé par le ministre de la guerre[13], des intrigues ayant eu lieu pour faire arriver celui des compétiteurs qui avait été en effet désigné par le jury.

- 13 Mai. Eugénie est accouchée à 9 heures du matin d'une petite fille, après 5 ou 6 heures de souffrances. Nous donnons à ce cher petit être le nom d'Adèle[14] et celui de sa bonne mère.

- 16 Mai. Émilie Gastambide[15] mariée depuis 8 mois (14 septembre 1844) accouche à 5 heures du matin après 3 heures de souffrances d'un garçon auquel on donne les noms de Eugène Émile[16]. (voir le 27 février 1846, le 12 mars 1853)

- 15 Mai. Jour anniversaire de notre mariage. La petite Adèle est présentée au bureau de l’État-civil à la mairie du 12e arrondissement.

- 26 Mai. La petite Adèle est baptisée par M. le Curé de Saint-Médard[17]. (Pentecôte) Son parrain est son grand-père paternel[18] et sa marraine sa grand-mère maternelle[19] représentée par Félicité[20].

- 1er Juillet. Mlle Rath[21] part pour Genève après un séjour d'un mois à Paris où elle n'était pas venue depuis 7 ans.

- 23 Juillet. Arrivée à Paris de ma belle-mère.

- 26 Juillet. Adèle commence à prendre le biberon (à 2 mois et 13 jours).

- 15 Août. Madame Cumont d'Alost[22] et sa fille Émilie[23] quittent Paris où elles étaient arrivées le 23 juillet en même temps que ma belle-mère. Leur séjour qui a été de 23 jours a été extrêmement mis à profit par l'activité que notre Tante et sa fille ont mis à visiter tout ce que Paris renferme de curieux.

- 10 Août. La petite Adèle est vaccinée par son bon-papa[24].

- 29 Août. J'ai été nommé professeur agrégé à la Faculté de Médecine (Anatomie et Physiologie) à la suite d'un concours ouvert devant la Faculté le 5 juillet 1844. Ce concours était commun à l'Anatomie, à la Physiologie et à la chimie ; pour les deux premières de ces sciences, on devait nommer deux agrégés et nous étions six concurrents, pour la troisième, on devait en nommer un seul et ils étaient 4 compétiteurs. Nom des concurrents par ordre alphabétique :

Les 2 épreuves orales ont roulé pour les premiers sur l'Anatomie et la Physiologie et sur la chimie pour les seconds. Mais le sujet de la composition écrite était le même pour les dix et les sujets de thèses étaient de telle nature, devant être tirés au sort indistinctement par les dix concurrents, qu'ils étaient autant chimiques qu'anatomiques et physiologiques.

Le 6 juillet, on nous donna pour sujet de composition écrite devant être faite en cinq heures et à huis clos la question suivante : Texture du cœur, de la marche du sang dans les cavités de cet organe. Analyse chimique et microscopique comparative du sang, du chyle et de la lymphe. Des signes de l'hypertrophie du cœur. Ma composition fut trouvée bonne.

Vint ensuite la première épreuve orale après 3 heures de préparation à huis clos et, comme pour la composition écrite, sans aucune espèce de secours. Je passai le jeudi 18 juillet, j'eus à parler pendant 3/4 d'heure sur les milieux réfringents de l'œil aux points de vue anatomique et physiologique. Cette épreuve sur la valeur de laquelle je n'ai pas eu de renseignement positif ne fut pas mauvaise, mais incomplète sous certains rapports. Desprès qui passa après moi fit sur le même sujet une leçon qu'on m'a dit être inférieure à la mienne surtout relativement à la clarté de l'exposition.

La seconde épreuve orale consistait également en une leçon de 3/4 d'heure, mais faite après 24 heures de préparation chez soi. Je fus pris la veille du jour où je devais faire cette leçon, c'est-à-dire au moment où je   devais commencer à me préparer, d'un violent mal de tête et d'un fort accès de fièvre. Je pus à peine travailler dans la soirée et fus obligé de me coucher de bonne heure. Mon ami Demarquay[34] heureusement put me rassembler beaucoup des matériaux qui m'étaient nécessaires et le lendemain matin, je me sentis assez bien pour préparer très sérieusement cette leçon dont le sujet était : De la vésicule ombilicale et l'Allantoïde (Anatomie et Physiologie). J'avais bien étudié ce sujet à l'époque où je me préparais à ce concours, de sorte que le connaissant bien, je pus faire une leçon qui fut trouvée bonne et dont des juges ont parlé à mon père avec éloge. Il paraît que je fus clair et que j'eus le bonheur de mettre assez de feu dans mon élocution. Cette épreuve fut, dirent les juges, la meilleure de toutes celles du concours.

Le 27 juillet, nous eûmes à subir une épreuve pratique, la même pour tous les six, consistant en la dissection des muscles et des nerfs du pied à faire en 5 heures. Cette épreuve, je la manquais presque complètement, ma dissection étant extrêmement mal faite.

Le 1er août à 4 heures du soir, nous tirâmes au sort les questions de thèses. J'eus un des sujets les plus anatomiques et physiologiques : de la texture intime des glandes, des produits de sécrétion en général. Les autres questions portaient plus particulièrement sur la chimie, il n'y en avait que deux ou trois analogues à celle qui m'était échue par le sort.

Le règlement porte que les concurrents doivent avoir 12 jours francs pour rédiger et faire imprimer les thèses, mais les dimanches et jours de fête n'étant pas compris, nous avons eu, à cause de deux dimanches et de la fête de l'Assomption, 15 jours francs, et presque un seizième jour car on avait jusqu'à 4 heures du soir.

Ces seize jours furent remplis autant que possible par le travail et je veillai pendant plusieurs nuits jusqu'à 2 ou 3 heures du matin. Dès le premier jour, mon excellent ami Demarquay vint travailler avec moi et chaque jour il revint ; au bout de quelques jours, un ancien interne de mon père lié avec Demarquay et nommé Guérin[35] vint m'aider et fit ainsi que Demarquay des recherches et des traductions ; enfin dans les 7 ou 8 derniers jours, un jeune-homme très distingué (Gratiolet[36]) travailla également à ma demande à des recherches et traduisit des passages d'auteurs latins dont j'avais besoin et que je n'avais pas eu le temps de lire ou de traduire moi-même. Ils rédigèrent même quelques parties de ma thèse dont les 5/6e cependant sont de ma rédaction ; les conversations et les discussions que nous avons eues sur différents points m'ont été aussi très utiles. Ce travail est en définitive assez complet. Je fus argumenté par Desprès et par Tavernier, le premier fit une meilleure argumentation que le second. J'eus ensuite à argumenter Figuier, puis Béclard et cette dernière argumentation fut, à ce qu'il parait, trouvée généralement assez bonne. Enfin la nomination eut lieu le 29 août, voici comment furent distribuées les voix :

M. Baudrimon[37], l'un des juges, qui avait positivement promis de voter pour moi, a donné par distraction, et je le crois d'après la manière dont il m'a raconté la chose, sa voix à Bernard au dernier tour.

- 12 Septembre  Mariage de Reidon Martin[38] avec mademoiselle Julie Dubois[39], fille d'un négociant de Paris, et protestante. (il est mort en février 1850)

- 14 Septembre. Auguste[40] nommé ingénieur d'un des arrondissements de la Seine arrive à Paris avec sa femme et sa fille pour s'y fixer.

Ce même jour, le petit Léon[41] est atteint de la rougeole.

- 19 Septembre. Adèle, à 4 mois et 6 jours, commence à manger des soupes.

- 21 Septembre. Mon père revient à Paris après une absence de 18 jours. Il a été au Havre et, avec M. Delaroche[42], à Londres où il a passé 6 jours. Ce voyage en Angleterre a été pour lui plein d'intérêt et il a vu presque tout ce que Londres renferme de curieux et d'intéressant.

- 20 Octobre. Mme Hermel[43] après 36 heures de souffrances et à l'aide du forceps accouche d'un garçon très fortement constitué mais l'accouchement ne peut être terminé que par suite d'une pression mortelle du forceps.

- 12 Novembre. Je commence à la Faculté de Médecine le cours d'Anatomie en remplacement de M. Bruchet[44] empêché par cause de santé. (voir le 12 avril 1845)

- 21 Novembre. Mariage de Noémie Martin avec M. Frédéric Dollfus (protestant).

- 30 Novembre (jour où j'ai eu 32 ans). Constant[45] signe l'acte de dissolution de son association avec les frères Say[46].

- 26 Novembre. Matilde Pochet[47] met au monde à huit heures du matin une belle petite fille à laquelle on donne le nom de Louise.*

* après la mort de sa mère, on lui en a donné le nom[48] (voir le 31 décembre 1844).

- 22 Décembre. Adèle à 7 mois 9 jours a sa première dent (incisive d'en bas). (voir le 4 janvier, les 3 mai, 19 mai, 24 juin, 3 août) (voir pour toutes ses incisives le 16 septembre 1845)

- 21 Décembre. Arrivée à Paris de Émile Cumont arrivant de Chine, après une traversée de près de 6 mois.

- 27 Décembre. Matilde Pochet tombée gravement malade à la suite de ses couches succombe à 8 heures du soir. Depuis le matin elle avait perdu tout sentiment de son existence et de ce qui pouvait se passer autour d'elle.

- 26 Décembre. Pauline Taylor[49] met au monde une petite fille dans la nuit du 25 au 26, à 2 heures après minuit. Cette enfant porte le nom d'Emma[50]. (voir le 19 7bre 1846 et courant de janvier 1855)

- 31 Décembre. Nous apprenons qu'on donne à la petite Louise Pochet le nom de sa mère, d'après le désir qu'elle en avait exprimé pour le cas où elle succomberait avant cette enfant.


1845

- 4 Janvier. Adèle, à 8 mois moins 9 jours, a une deuxième dent (incisive d'en bas). (voir le 22 décembre et le 3 mai)

- 20 Février. Adèle dit souvent le mot Papa et trois fois très bien le mot Maman. Elle a 9 mois et 7 jours.

- 8 Février. Adèle est sevrée à l'âge de 9 mois moins 5 jours.

- 8 Mars. Constant, dans uns chute de cabriolet, se fracture le quatrième os du métacarpe gauche dans sa partie moyenne. Il est très probable que la fracture a eu lieu par contre-coup ; elle est du reste aussi simple que possible.

- 16 Mars. M. Béghin[51], de Lille, meurt subitement à sa fabrique de sucre. Il se plaignit, quelques minutes avant sa mort, d'une douleur dans la région du cœur. Il est probable qu'il est survenu une rupture de cet organe. Rien, quelques minutes avant cet événement, ne pouvait le faire prévoir.

- 24 Mars. Dans la nuit du 23 au 24, après 4 heures de vives souffrances, Adine met au monde, à 2 heures du matin, (lendemain du jour de Pâques) un petit garçon[52]. Sa bonne-maman Duméril[53] est née également le 24 mars, 55 ans plus tôt. Le 25 mars, lendemain du jour de sa naissance, cet enfant est baptisé. Son parrain est son grand oncle André Marie Constant Duméril et sa marraine sa tante Pauline Philippon[54] : on lui donne les noms de Paul, Constant. Sa bonne-maman a été de même baptisée le lendemain du jour de sa naissance.

- 12 Avril (voir le 12 novembre 1844). Je termine, à la Faculté de Médecine, le cours d'Anatomie descriptive. J'ai fait 62 leçons. J'ai traité des organes de la locomotion et de la respiration. J'ai reçu assez fréquemment pendant la durée de ce cours et le dernier jour des applaudissements des auditeurs. J'ai fait 6 leçons de plus que le nombre exigé.

- 13 Avril. Mariage de Joseph Fabre[55] avec mademoiselle Alexandra van Blarenberghe, fille de l'Entreposeur des Tabacs à Lille.

M. Fabre le père[56] est mort à Paris le 17 juillet 1842.

- 19 Avril. Six semaines, jour pour jour, après son accident, Constant cesse de porter aucun appareil pour sa main dont la fracture est parfaitement consolidée et n'a déterminé qu'un peu de raccourcissement de l'os métacarpique qui avait été brisé.

- 29 Avril. Adèle tombe de son berceau sur le tapis, c'est-à-dire d'une hauteur de 2 pieds environ ; sa tête a sans doute porté la première, on la trouve couchée sur le dos. Elle ne s'est heureusement fait aucune blessure, ni même aucune contusion. (voir le 5 juin)

- 3 Mai. Adèle, à un an moins dix jours, a une troisième dent (incisive d'en haut). (voir le 22 décembre, le 4 Janvier et les 19 mai, 24 juin, 3 août)

- 19 Mai. Adèle, à un an et six jours, a une quatrième dent (incisive du haut. (voir le 22 Xbre, le 4 janvier, les 3 mai, 24 juin, 3 et 15 août)

- 19 Mai. Madame Achille Thouret née Poitoux[57], mariée depuis onze mois, meurt à la suite de couches, à l'âge de 25 ans et 4 mois ; l'enfant est mort presque aussitôt après sa naissance.

- 20 Mai. Émilie Cumont (d'Alost) épouse M. Odilon Craeker[58], négociant à Alost.

- 26 Mai. Adèle, à un an et 13 jours, pèse 19 livres sans ses vêtements. (voir le 27 août 1845 et le 26 janvier 1846)

- 30 Mai. Adèle, à un an et 17 jours a une cinquième dent (incisive d'en haut) (la troisième). (voir le 22 Xbre, le 4 janvier, les 3 et 19 mai, 24 juin, 3 et 15 août)

- 2 Juin. Adèle, à 13 mois moins 11 jours, est haute de 72 centimètres. (voir le 16 septembre 1845)

- 18 Mai. Raoul Duval[59], Conseiller à la Cour Royale d'Amiens déjà depuis 5 ou 6 ans est nommé Avocat général à la Cour Royale de Rennes et Chevalier de la Légion d'Honneur.

- 1er Juin. M. Gibassier[60], gendre de notre oncle Montfleury[61], succombe à la suite d'une longue maladie.

- 2 Juin. Mort de M. Boone[62], mari de Maria Declercq d'Alost. Il avait eu une conduite très irrégulière dans sa jeunesse. Sa femme a eu depuis son mariage sa santé très délabrée. Il est mort, à ce qu'il parait, d'une phtisie pulmonaire. Il était âgé de 36 ans. Il laisse un petit garçon de 4 à 5 mois.

- 5 Juin. Il arrive à Adèle un accident à celui du 29 avril (voir le 29 avril). Elle tombe de mon lit sur lequel on l'avait posée. Je la trouve sur le tapis du lit couchée sur le ventre, la figure contre le sol. Elle a beaucoup crié, mais ces cris étaient sans doute surtout dus à la frayeur car elle ne porte aucune trace de contusion.

- 15 Juin. Arrivée à Paris de Henri Delaroche de retour d'un voyage en Algérie dans lequel il a visité Alger, Blidah, Medeah, Philippeville, Constantine, Bône et quelques autre villes du littoral entre Alger et Philippeville, mais dans chacune de ces dernières il n'a passé que quelques heures. Ce voyage a parfaitement réussi. Son séjour en Algérie a été juste de 6 semaines du 25 avril au 6 juin.

- 24 Juin. Adèle, à 13 mois et 11 jours, a une sixième dent (incisive d'en haut, la quatrième). (voir les 22 Xbre, 4 janvier, 3, 19 et 30 mai, 3 et 15 août)

- 4 Juillet. Je suis nommé Lieutenant en 1er de ma compagnie dans la Garde Nationale.

- 26 Juillet. Adèle, à l'âge de 14 mois et 13 jours, commence à manger de la soupe au bouillon ; on lui en donne une fois par jour.

- 3 Août. Nous trouvons à Adèle une nouvelle dent, percée depuis plusieurs jours déjà sans doute. C'est la première petite molaire supérieure du côté gauche. Elle a 14 mois et 20 jours. C'est sa septième dent (voir pour toutes ses premières molaires le 12 septembre 1845).

- 15 Août. Adèle, à 15 mois et 2 jours, a une nouvelle dent, la première petite molaire inférieure du côté gauche.

- 18 Août. Adèle a une 3e grosse dent ; c'est la première molaire supérieure du côté droit.

- 26 Août. Adèle a une nouvelle dent incisive d'en bas.

- 27 Août. Adèle pèse 21 Livres à peu de chose près. Le 26 mai 1845, trois mois auparavant, elle pesait 19 livres ; elle n'a donc augmenté que de 2 livres pendant cet intervalle de temps.

- 29 Août. Mme Malard (Thelcide Duméril)[63] accouche d'une fille[64]. C'est son troisième enfant. Elle s'est mariée au mois de septembre 1841. Elle a fait une fausse couche quelques mois après son mariage. Son premier enfant est un fils nommé Georges. Elle est accouchée dans les derniers jours de décembre 1843 d'un   second enfant : c'est une fille à laquelle on donne le nom d'Hélène. Depuis la naissance de cet enfant, dans le mois de septembre ou d'octobre 1844, elle a fait une nouvelle fausse couche. Depuis 4 ans à peine qu'elle est mariée, elle a donc eu 3 accouchements et 2 fausses couches.

- 11 Septembre. Adèle, à 16 mois moins 2 jours, fait seule plusieurs pas, sans être soutenue et à différentes reprises.

- 12 Septembre. Adèle a sa 4e grosse dent, la 1re molaire inférieure du côté droit. La 1re grosse dent a paru le 3 août ; ses 4 premières molaires ont donc paru en 5 semaines.

- 10 Septembre. Arrivée à Paris de M. et Mme Cumont[65] d'Alost qui viennent placer leur fils Charles[66] à l’École de Commerce de M. Blanqui[67]. Charles a 15 ans et demi.

- 16 Septembre. Adèle, à 16 mois et 3 jours, a sa 4e incisive d'en bas. Elle a maintenant ses 8 incisives. La première avait paru à l'âge de 7 mois et 9 jours (22 décembre 1844). Les huit incisives ont donc mis 9 mois moins quelques jours pour se montrer toutes. Avec ses 4 molaires, cela lui fait 12 dents.

- 16 Septembre. Adèle, à 16 mois et 3 jours est haute de 76 centimètres. En 3 mois et demi, elle a grandi de 4 centimètres. (voir le 2 juin)

- 23 Septembre. Adèle qui a fait, pour la première fois, quelques pas seule le 11 septembre, il y a par conséquent 12 jours, traverse plusieurs fois de suite la chambre de sa maman dans toute sa longueur sans aucun appui et d'un pas assez ferme.

- 30 Septembre. Mariage de Félicité Duméril de Saint-Omer avec M. Jules Martin, d'Oisemont.

- 1er Octobre. M. Malard est obligé de quitter Saint-Omer et d'aller à Tourcoing, étant nommé professeur de seconde au collège de cette ville.

- 7 Novembre. Adèle, à 18 mois moins 6 jours, a une nouvelle dent : sa première canine en haut et à gauche. Il s'était écoulé près de 2 mois depuis l'apparition de sa dernière incisive (16 septembre).

- 10 Novembre. Adèle a une nouvelle dent canine en haut à droite.

- 6 Novembre. Mme Dollfus[68], mariée le 21 novembre 1844, accouche d'une fille[69].

- 13 Novembre. M. et Mme Jules Martin, arrivés à Paris le 12 octobre, partent pour Oisemont après un séjour d'un mois qu'ils ont mis à profit autant que possible pour visiter les curiosités. Ils étaient logés chez M. et Mme Sauvel[70].

- Mi-novembre. M. Malard obtient un congé d'un an. Il quitte Tourcoing et revient à Saint-Omer dans l'intention de préparer le concours de l'agrégation.

- 19 Novembre. Charles Declercq qui s'était embarqué sur un navire marchand au mois de juillet 1844 en destination pour l'Amérique du Sud (Chili et Pérou) arrive à Paris après une navigation de 16 mois. Il est dans un état de paralysie générale commençante.

- 21 Novembre. M. Guillaume Declercq, averti du retour de son fils, arrive à Paris.

- 25 Novembre. M. Declercq emmène son fils à Lille. M. Marjolin[71] et M. Chomel[72] ont vu le malade avec mon père et le résultat de la consultation a été que le jeune malade est atteint d'une affection de la moelle ou de ses membranes et peut-être de quelques-unes des parties contenues dans l'intérieur du crâne. On croit pouvoir attribuer cette maladie à l'habitude contractée par Charles, dans la traversée de Valparaiso à Marseille, de passer les nuits sur le pont où il ne pouvait pas se garantir suffisamment du froid et de l'humidité. On prescrit un traitement assez énergique dont l’exécution sera sans doute confiée à M. Murville[73].

Victor Declercq convalescent d'une fièvre muqueuse[74] est dans un état de langueur et d'abattement qui est une autre cause de préoccupation pour ses parents. On n'a eu d'ailleurs aucune crainte pour la raison de Victor.

- 4 Décembre. Adèle, à 19 mois moins 9 jours, a une nouvelle dent canine, en bas et à gauche. C'est sa 15e dent.

- 11 Décembre. Adèle, à 19 mois moins 2 jours, est haute de 79 centimètres ; le 16 7bre, sa taille était de 76 centimètres : en 3 mois moins 5 jours, elle a donc grandi de 3 centimètres.

- 15 Décembre. Adèle, à 19 mois et 2 jours, a sa 16e dent, c'est sa 4e canine ; la 1re canine avait paru le 7 novembre, les quatre autres se sont donc montrées en 38 jours. La 3e canine a paru le jour de la composition écrite du concours pour la chaire d'anatomie et la 4e le jour où j'ai fait ma leçon après 24 heures de préparation.

- 23 Décembre. Une lettre de Mme Declercq[75], de Lille, nous apprend que Victor est de nouveau atteint de folie. Il y a 2 ans et 3 jours (20 décembre 1843) qu'il était retourné à Lille, complètement guéri alors de l'aliénation mentale pour laquelle il avait placé chez M. Métivié[76]. (voyez 30 octobre 1846 et 19 janvier 1862, jour de sa mort)


1846

- 11 Janvier. Dans la nuit du 10 au 11 janvier, M. Duponchel[77], depuis fort longtemps atteint d'asthme et de catarrhe, meurt subitement d'une hémorragie pulmonaire. Il avait 71 ans passés.

- 24 Janvier. Adèle pèse 22 livres. Quoiqu'elle soit en fort bon état, il est probable qu'elle est un peu arrêtée dans son développement par le travail de ses grosses dents (les 4 dernières) car, depuis le 27 août, jour où on l'a pesée pour la dernière fois, elle n'a augmenté que d'une livre. (voir le 27 août, le 26 mai)

- 1er Février. Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, M. Cheuvreux[78] meurt après une courte maladie ; une fluxion de poitrine, à ce qu'il paraît. Il était âgé de 79 ans et 11 mois.

- 27 Février. Mme Gastambide[79] met au monde, après des souffrances peu prolongées, un petit garçon que l'on pense être né 3 semaines avant terme. Il ne pèse que 4 livres et 1/4, mais il est bien vivant. On le nomme Jules. (voir le 16 mai 1844 pour la naissance de son frère aîné, Eugène et le 12 mars 1853)

- 6 Mars. A la suite du Concours ouvert le 1er décembre 1845 pour le remplacement de M. Bouchet[80] comme professeur d'Anatomie descriptive à la Faculté de Médecine de Paris et auquel j'ai pris part avec huit autres compétiteurs, Denonvilliers[81] est nommé, sans avoir précisément mérité cette distinction par ses succès dans le concours. Aussi est-ce plutôt en raison de son titre de Chef des travaux anatomiques qu'il a été préféré ; l'un des concurrents,  Gosselin[82], ayant d'un avis presque unanime, montré plus de talent dans les différentes épreuves de ce long et pénible concours. J'ai moi-même, du reste, à me féliciter de l'espèce de succès que j'ai obtenu. Les juges ont, à plusieurs reprises, complimenté mon père à ce sujet et m'ont à moi-même exprimé leur satisfaction sur la manière dont je me suis tiré de ces difficiles épreuves. J'ai mieux réussi dans ce concours que dans le précédent et par suite duquel j'ai été nommé Agrégé. Les voix ont été distribuées de la manière suivante (il y avait 12 juges) :

J'ai fait une sorte de Journal relatif à ce concours[86] et qui contient beaucoup de détails.

- 17 Mars. Mme Clément-Désormes[87] est enlevée à sa famille à la suite de pertes utérines considérables. Mon père pense, d'après ce qu'il avait su il y a déjà plusieurs années, qu'elle avait une affection cancéreuse de l'utérus. Nous avions été la voir, Eugénie et moi, au commencement du mois dernier et nous l'avions trouvée en très bonne santé. Elle était âgée de 49 ans.

- 22 Mars. Henri Delaroche nous apprend que Mlle Céline Oberkampf dont il avait demandé la main lui a fait la veille une réponse favorable. Il paraît très heureux.

- 20 Mars. M. Dunoyer[88] perd sa mère[89] qui était agée de 90 ans. C'était, à ce qu'il paraît, une femme de beaucoup de mérite qu'on    regardait en 1830, dit-on, comme la seule personne capable de bien remplir les fonctions de maire de la ville de Carennac qu'elle habitait. Depuis 7 à 8 ans, elle était dans un état d'enfance tel qu'elle ne reconnaissait pas son fils.

- 31 Mars. Mme Odilon de Craecker (Émilie Cumont) met au monde à 10 heures du soir une fille que l'on nomme Louise. Il y a dix mois et demi qu'elle est mariée (20 mai 1845).

- 1er Avril. Mort de M. Sévelle[90] à l'âge de 69 ans. Depuis deux ou trois ans, sa santé était gravement compromise. Il y avait chez lui un appauvrissement remarquable du sang. Il a eu la veille de sa mort des vomissements de matières noirâtres analogues aux matières fécales ; d'où l'on a supposé qu'il y avait eu tout à coup quelque lésion grave du tube digestif dont on ne s'est pas rendu compte ; l'autopsie n'a d'ailleurs pas été faite.

- 4 Avril. Adolphe Say succombe à l'âge de 27 ans à une affection intestinale qui, d'après ce que m'a dit M. Cloquet[91], parait avoir déterminé une perforation de l'intestin. L'autopsie a démontré qu'elle a été le résultat de la pénétration d'un calcul biliaire dans l'appendice, calcul qui a perforé cet appendice.

- 4 Avril. Je commence le cours de Physiologie à la Faculté de Médecine, comme suppléant de M. Bérard[92].

- 11 Avril. Adèle, à l'âge de 23 mois moins 2 jours, est haute de 80 centimètres. Le 11 Xbre 1845 elle était déjà haute de 79 centimètres ; elle n'a donc grandi que de 1 centimètre en 4 mois.

- 27 Avril. Adèle pèse 22 livres (poids égal à celui qu'elle pesait il y a 3 mois, le 26 janvier). Depuis un mois ou 6 semaines, elle est un peu fatiguée par le travail de ses quatre dernières grosses dents non encore percées.

- 30 Avril. Henri Delaroche épouse Céline Oberkampf. Il a eu 30 ans au mois de janvier 1846. Sa femme a 23 ans moins un mois à peu près. (voir 13 février 1847, 15 août 1848, 11 janvier 1851, 25 7bre 1853)

- 10 Mai. Eugénie reçoit une lettre d’Éléonore Vasseur qui lui apprend qu'elle a fait une réponse favorable à M. Fröhlich[93] qui l'a demandée en mariage.

- 21 Avril. Mme Achille Say après 3 ans de mariage (4 mai 1843) sans apparence de grossesse jusqu'alors et après une couche laborieuse et que l'on redoutait beaucoup à cause de sa petite taille, met au monde une fille à laquelle on donne le nom de Marie[94] et qui était dans un état d'asphyxie telle que ce n'est que 3 ou 4 heures après sa naissance que l'on a pu espérer la rappeler à la vie. (voir nov. 1847 et avril 1848)

- 18 Mai. Adèle qui depuis l'âge de 10 mois, c'est-à-dire depuis 14 mois, couchait dans la chambre de sa bonne est installée dans la nôtre où l'on place un petit lit pour elle.

- 21 Mai. Fête de l'Ascension. Dans la nuit du 20 au 21 mai, Adine, à 4 heures du matin, après 2 heures 1/2 de vives souffrances, donne naissance à un garçon fort et bien constitué. On lui donne le nom de Georges[95] qui avait été porté déjà par un enfant d'Adine[96] qu'elle a perdu le 1er février 1843 à l'âge de 2 mois 1/2. Il se nomme aussi Félix Émile. Le parrain de ce nouveau-né est M. Paul Brémontier, son grand-oncle paternel et Félicité, ma belle-sœur, sa marraine.

- 20 Mai. Adèle, à l'âge de 2 ans et 7 jours, a une nouvelle dent, la 1ère de ses 4 grosses molaires : c'est celle d'en haut à gauche.

- 1er Juin. Adèle, à 2 ans et 18 jours, est haute de 85 centimètres. Elle aurait donc grandi, depuis le 11 avril, c'est-à-dire depuis moins de 7 semaines, de 5 centimètres, car elle en avait alors 80. Mais comme je suis parfaitement sûr de cette dernière mesure, je pense que la précédente était sans doute fautive.

- 19 Juin. Adèle, à l'âge de 25 mois et 6 jours, a une nouvelle dent : la grosse molaire droite en haut ; il s'est écoulé un mois entre l'apparition de cette dent et celle de la correspondante à gauche. C'est sa 18e dent.

- 13 Juillet. Adèle, à l'âge de 26 mois est haute de 87 centimètres. En près de 6 semaines (1er juin), elle a grandi de 2 centimètres.

- 15 Juillet. Adèle, à l'âge de 26 mois et 2 jours, a une nouvelle dent. La première pointe de la grosse molaire  d'en bas du côté gauche.

- 20 Août. Je termine le cours de Physiologie dont j'avais été chargé à la Faculté de Médecine en remplacement de M. le Professeur Bérard. (voir le 4 avril)

- 22 Août. Nous partons, Eugénie et moi avec notre petite Adèle et sa bonne, pour Lille.

- 30 et 31 Août. Mariage d’Éléonore Vasseur, à la mairie et à l'église Saint-Maurice à Lille, avec M.  Fröhlich, Gérant des Forges et Fonderies de Montataire près Creil (Seine et Oise). Éléonore a 39 ans et son mari 53 ans. Il apporte en mariage une fortune de 277 000 francs, indépendamment d'un traitement annuel de 10 000 francs qu'il reçoit comme Gérant de ce grand établissement de Montataire. Éléonore apporte 24.000 francs.

- 3 Septembre. Nous quittons Lille avec Constant et Félicité et leurs enfants[97] qui y étaient venus afin d'assister au mariage d'Eléonore, pour nous rendre à Alost.

- 10 Septembre. Constant et Félicité avec leurs enfants quittent Alost où les avaient retenus deux jours de plus qu'ils ne l'avaient d'abord pensé une petite indisposition de Léon. Ils vont visiter Ostende et Bruxelles et rentrent à Paris le 12 septembre au soir.

- 13 Septembre. En raison d'une assez forte indisposition d'Adèle caractérisée par des selles muqueuses et sanguinolentes, nous renonçons, Eugénie et moi, à faire ensemble le voyage sur les bords du Rhin que nous avions projeté[98]. Après bien des hésitations pour savoir si je reviendrais à Paris avec elle, je me décide, en partie sur ses généreuses instances, à la laisser à la frontière de France et de Belgique le 14 et à me diriger ce même jour vers Bruxelles.

- 18 Septembre. La dent d'Adèle dont l'apparition tardive avait été la cause de cette indisposition montre enfin sa première pointe. C'est sa quatrième molaire. A partir de ce moment elle va beaucoup mieux. 2 mois et trois jours se sont écoulés entre l'apparition de cette dernière dent et de celle qui l'avait précédée (15 juillet). La première dent d'Adèle s'était montrée le 22 décembre 1844 ; ses 20 premières dents ont donc mis à paraître 21 mois.

- 19 ou 20 Septembre. Mme Philippe Taylor (Pauline Comte) accouche d'une 2e fille à laquelle on donne le prénom de Marie Pauline. (voir 15 juillet 1843, 26 Xbre 1844 et courant de janvier 1855)

- 22 Septembre. M. Malard[99] et Alfred[100] quittent ensemble Paris pour s'en retourner à Saint-Omer. M. Malard était arrivé à Paris, cinq semaines auparavant, pour se présenter au Concours de l'Agrégation des lettres. Il a eu le malheur, à ce qu'il paraît, de ne pas réussir suffisamment  dans les 4 compositions écrites qui servent d'épreuves préparatoires à ce concours, car il n'a pas été compris parmi les admissibles qui ne devaient être qu'au nombre de 22 pour 11 places. Ils étaient en tout 77 concurrents. Nous avons su qu'il avait cependant donné la preuve de beaucoup de capacité dans ses compositions. Il est parti sans savoir s'il pourra être réintégré comme professeur au collège de Saint-Omer. Mon père a fait pour toute cette affaire beaucoup de démarches.

Alfred a, au contraire, obtenu un très grand succès car, à la suite du Concours d'agrégation d'histoire, il a été nommé le premier. Il a demandé à être placé à Limoges où il aura un traitement de 4 à 5000 francs. Il compte faire à son père[101] la proposition de le charger de son frère Alphonse.

- 15 Septembre. Félicité Martin met au monde une fille[102]. (voir 5 avril 1869)

- 27 Septembre. J'arrive à Paris à 4 heures 1/2 du matin par la malle-poste de Strasbourg après avoir consacré 11 jours et demi à visiter les bords du Rhin et les villes principales de la Prusse rhénane depuis Aix-la-Chapelle jusqu'à Fribourg-en-Brisgau inclusivement[103].

- 28 Septembre. Dans la nuit du 27 au 28, à minuit, Clémentine Declercq épouse M. Félix Devot, ingénieur du Canal de jonction de la         Sambre à l'Oise. Elle a 22 ans 1/2 et son mari environ 30 ans.

- 1er Octobre. Mort de Mme Édouard Biot[104] âgée de 38 ans.

- 16 Octobre. Auguste Bérard, professeur de clinique externe à la Faculté de Médecine succombe après 2 mois de maladie à peine, à une affection de la moelle épinière qu'on dit avoir eu pour cause une tumeur cancéreuse comprimant la queue de la moelle.

- Octobre. Raoul Duval[105], de 4e avocat général qu'il était à Rennes, est envoyé à Nantes comme procureur du roi, avec 6000 F de traitement.

- 30 Octobre. Mort de M. Auguste Duponchel, médecin en chef de l’École Polytechnique . Depuis longtemps atteint d'asthme, il s'était joint à cet état une hypertrophie du cœur. Il a survécu à peine 11 mois à son père[106].

- 30 Octobre. Eugénie reçoit une lettre de Mlle Clara Béghin qui lui apprend que son frère Constant est atteint de folie et qu'il est placé depuis le 10 de ce mois dans la maison de santé de M. Falret[107] qui m'a dit que ce jeune homme présente cette forme particulière de la folie que l'on nomme mélancolie et qu'il y a en outre tentatives de suicide.

- 30 Octobre. Victor Declercq redevient fou et on le place à Lommelet, maison de santé pour les fous près de Lille. C'est la troisième atteinte ; la seconde, dont il semblait parfaitement remis, avait eu lieu le 23 décembre 1845. (voir 19 janvier 1862, jour de sa mort)

- Octobre. M. Malard, réintégré au collège de Saint-Omer comme professeur de 3e, est obligé de quitter cette ville pour aller à Amiens où il est également professeur de 3e ; d'un collège royal de 3e classe, il passe ainsi dans un de 2e classe : c'est donc de l'avancement avec 700 F de plus de traitement, ce qui porte ses appointements à 3000 F. C'est pourtant une punition que le Ministre[108] s'est cru obligé de lui infliger par suite d'un rapport calomnieux adressé par le proviseur du collège de Saint-Omer et ennemi particulier de M. Malard. Dans ce rapport, il représentait notre parent comme lui ayant fait une scène en présence des professeurs et des élèves et l'ayant menacé du poing parce que lui, proviseur, n'avait pas voulu installer M. Malard dans sa classe avant d'avoir reçu l'avis officiel de nomination. La seule chose vraie, c'est que notre cousin, en effet, sachant par une lettre de M. Salvandy à mon père qu'il était nommé, s'était aussitôt présenté pour faire sa classe. C'est cet excès de zèle qui lui a nui et aussi cette phrase qu'il a dite d'un ton naturel, mais qu'il aurait mieux fait de ne pas prononcer, que le proviseur, et il s'adressait alors à lui-même, devrait prendre la responsabilité d'une classe restée sans professeur. M. Malard m'a raconté tous ces faits dans une correspondance remarquable par sa netteté et sa précision.

- 24 Novembre. Laure Say épouse M. Frédéric Fouquier[109] qui n'a d'autre état que de gérer les propriétés de sa famille. Il a, dit-on, 200 000 F en se mariant ; on dit qu'il lui reviendra, en outre, 400 000 F plus tard. On dit aussi que Laure qui a 165 000 F de dot, aura de plus 200 000 F à la mort de sa mère[110]. Elle a 22 ans ; il paraît, d'après ce qu'ont dit Mme Louis Say la mère et Constant Say, que son mari a 18 ou 19 ans de plus qu'elle.

- 10 Décembre. Adèle est haute de 88 centimètres. Depuis le 1er juin, jour où elle a été mesuré pour la dernière fois, c'est-à-dire depuis un peu plus de 6 mois, elle a donc grandi de 3 centimètres.

- 2 Décembre. Dans la nuit du 1er au 2 décembre, à deux heures du matin, Mme Constant Say[111] met au monde, après de très courtes souffrances, un enfant de sexe mâle mort depuis 2 ou 3 jours et si peu développé qu'il ne devait pas avoir plus de 7 mois 1/2 ou 8 mois. Les suites de cette couche ont été très heureuses. (voir 11 janvier 1844, été de 1847, 17 9bre 1848, 26 août 1855, juillet 1857)

- 23 Décembre. A 9 heures 1/2 du soir, Mme Joseph Fabre devient mère d'une fille bien vivante à laquelle on donne le nom d’Élisabeth[112]. Il parait que Mme Fabre avait fait une fausse couche quelques mois après son mariage.


1847

- 8 Février. Mme Hermel accouche très heureusement d'une fille[113].

- 1er Février. Dans la nuit du 12 au 13, Céline met au monde une petite fille que l'on nomme Julie[114].(voir 15 août 1848, 11 janvier 1851, 25 7bre 1853 et 6 juillet 1857)

- mi-février. Mme Félix Devot (Clémentine Declercq) enceinte de 3 ou 4 mois fait une fausse couche. 

- fin février. Thelcide Malard met au monde une petite fille que l'on nomme Jeanne[115]. C'est son quatrième enfant vivant. (voir 29 août 1845)

- 1er Mars. Mort de M. Benjamin Delessert. Il était né en 1773 et était par conséquent dans sa 74e année. Il parait qu'il a succombé à une maladie des enveloppes du cœur.

- 2 Mars. M. Brémontier[116] atteint depuis plus d'un an d'un cancer du rectum meurt après avoir beaucoup et longtemps souffert. Il était âgé de 61 ans.

- 26 Mars. Je suis nommé par le Préfet de Police[117] médecin adjoint de la maison d'arrêt des madelonnettes[118]. La première demande que je lui avais adressée pour entrer dans le service médical des prisons date du 3 mai 1842. (j'ai donné ma démission à la fin de 1857)

- 12 Avril. Mon oncle Désarbrets[119], après trois jours à peine d'un état de souffrance caractérisé par la suppression des urines et de l'expectoration, par une très grande gêne de la respiration et par de la paralysie des membres, meurt sans agonie et en pleine connaissance le 12 à 6 heures du matin. Ce jour-là même, nous recevons une lettre de Félicité Martin[120] nous apprenant cet état de maladie et je me mis en route à 4 heures du soir pour Oisemont où j'assistai au convoi. Je suis rentré à Paris le mercredi à 10 heures du soir de sorte que je n'ai été absent de Paris que pendant 54 heures et cependant j'ai pu, en raison de la rapidité des chemins de fer, parcourir dans cet espace de temps 106 lieues dont 10 en cabriolet pour 26 heures à Oisemont et 10 à Abbeville. J'ai été parfaitement accueilli par la famille Martin d'Oisemont.

- 20 Avril. Mme Dollfus (Noémie Martin) devient mère d'une 2e fille[121]. La première[122] est née le 6 novembre 1845.

- 3 Mai. M. Bérard, après quelque leçons faites par Béclard, reprend le cours de physiologie. Il n'y a aucun changement dans sa manière de professer.

- 26 Mai. Notre cousine Élisa Duméril, après un séjour de 9 années chez M. Monnery où elle était chargée de l'éducation de ses deux filles revient avec sa mère[123] à Paris pour s'y fixer. Mon beau-père[124] qui lui fait une pension de 600 F lui prête une partie de son appartement de la rue Guy-Labrosse.

- 11 Juillet. Félicité, après 3 ou 4 heures de souffrances, met au monde une petite fille[125] bien [venante] à 8 heures 1/2 du matin (morte à 7 mois 1/2 le 28 février 1844). Son parrain est [M. Péchet[126]] et Eugénie sa marraine (Caroline est née le 12 avril 1836 et Léon le 3 octobre 1840).

- 12 Juillet. Dans la nuit du 11 au 12 juillet, Mme Duponchel la mère[127] meurt subitement. Dans la journée du 11, Constant avait été pour lui annoncer l'accouchement de Félicité. Il paraît qu'elle était chez quelque voisin, car il ne fut pas répondu au coup de sonnette, mais elle se portait encore bien puisque le portier a dit qu'elle venait de rentrer. Le 11 janvier 1846, M. Duponchel le père est mort, son fils Auguste a succombé le 30 octobre de la même année, de sorte qu'en 18 mois trois membres de cette famille ont successivement disparu de ce monde.

- 27 Juillet. Émilie de Craecker[128] met au monde un gros garçon pesant, dit-on 10 livres. On le nomme Adolphe[129]. Sa fille aînée, Louise, est du 31 mars 1846.

- 11 Septembre. Adèle pèse 11 kilogrammes 6 hectogrammes, c'est-à-dire 23 livres et 1/5e de livre. Elle n'avait pas été pesée depuis le 27 avril 1846, c'est-à-dire depuis 16 mois et dans cet espace de temps, elle n'a augmenté que d'une livre et 1/5 ; il est vrai qu'elle est fort grande.

- Dans l'été de 1847, Mme Constant Say[130] étant à Pornic où elle avait prendre les bains de mer, fait une fausse couche. C'est le 2e évènement de ce genre. Le 1er avait eu lieu le 2 Xbre 1846.

- 3 Octobre. Adèle est haute de 92 centimètres 1/2 ; comme elle nous paraît très grandie et que depuis le 10 Xbre 1846, elle n'aurait suivant mes mesures grandi que de 4 centimètres 1/2, je crains que la mesure de Xbre n'ait pas été bien prise, et d'autant plus que je l'avais mesurée couchée.

- 2 Septembre. Arrivée à Paris d'Angélique et Fidéline Vasseur. Elles ont logé à la maison et ont passé près de nous 18 jours. Nous les avons menées à différents spectacles (Opéra, Opéra-comique,Variétés, Porte Saint-Martin). Elles ont visité avec leur père[131] qui a passé à Paris presque le même temps qu'elles, les Musées et les monuments les plus curieux. Leur temps a été aussi bien rempli que possible et elles ont complètement joui de leur séjour ici. Leurs deux jeunes sœurs[132], arrivées trois jours avant elles logeaient chez Félicité où les avait laissées Mme Vasseur. C'est le 20 septembre que M. Vasseur les a emmenées toutes les quatre pour la Pastourellerie, leur nouvelle résidence, ou plutôt au Roger chez M. Gosselin[133] qui les recevra pendant l'hiver, l'habitation de la Pastourellerie n'étant pas encore prête.

- 8 Octobre. Adèle est prise, pendant le déjeuner, après avoir déjà bien mangé, d'un très grand malaise qui continue le samedi mais    qui le dimanche paraissait ne plus exister, mais le 11 elle est reprise de fièvre, de gêne dans la respiration accompagnées d'une légère déformation du côté gauche de la poitrine, avec intermittence dans les symptômes ainsi que de la fièvre et conservation d'une partie de l'entrain ordinaire. Cependant à la suite d'une exploration exacte de la poitrine faite par Henri Roger le 14, une pleurésie de tout le côté gauche du thorax est constatée.

- 22 Octobre. Dans une consultation entre M.M. Marjolin[134] et Chomel[135] et mon père, il est reconnu que mon oncle Delaroche[136] est atteint d'une paraplégie commençante et dont le début qui n'a été signalé par rien de particulier paraît remonter à un mois ou six semaines tout au plus.

- 22 [novembre]. M. Malard quitte Paris où il avait passé un mois environ et à la maison pour le concours d'Agrégation des Lettres pour lequel il avait été admissible ; mais il n'a pas été nommé. Poursuivi par de nouvelles haines, on lui envoie sa          nomination comme régent de rhétorique dans le collège de la petite ville d'Avallon. Sur les démarches de M. Dunoyer[137] et de mon père, on obtient, mais à grand peine, qu'il soit envoyé dans un autre collège : il est nommé professeur de seconde à Alençon. Il a traversé Paris avec sa femme et ses quatre enfants[138] le 16 octobre pour se rendre à son nouveau poste et nous les avons vu quelques instants. (voir fin octobre 1846)

- Novembre. Mme Achille Say[139] met au monde un garçon. La naissance de son premier enfant avait eu lieu le 21 avril 1846.

- 30 Novembre. Mme Fouquier (L. Say)[140] fait une fausse couche ; elle était enceinte de 5 mois ; c'est le second évènement de ce genre qui a lieu depuis son mariage célébré le 24 novembre 1846.

- 14 Décembre. Mort de M. Nouvian[141] âgé de 33 ans. Il a succombé en quelques jours à une scarlatine dont l'éruption a été entravée.

- 14 Décembre. Mort de Mme Rigot (Mary du Roveray)[142]. Elle succombe à une phtisie et laisse 5 enfants en bas âge.

- Courant de Novembre ou de Décembre. Mme Constant Say fait une 3e fausse couche, la dernière avait eu lieu cet été.


1848

- 3 Janvier. Mort de mon beau-père (Pierre Auguste Augustin Duméril[143]). Il a succombé à un catarrhe dont l'invasion avait eu lieu huit jours auparavant et qui s'est promptement accompagné, quoi qu'on ait pu faire pour s'y opposer, d'un engouement considérable des voies respiratoires d'où les mucosités ne pouvaient être que très difficilement expulsées. Dans la soirée du 1er janvier, l'embarras de la respiration est devenu tel qu'à partir de ce moment sa vie n'a plus été, en quelque sorte, qu'une agonie pendant laquelle il avait presque complètement perdu le sentiment de ce qui se passait autour de lui et, malgré cette gêne de la respiration, si pénible à voir pour ceux qui l'entouraient, ses derniers moments n'ont très probablement pas été douloureux. Il a reçu, la veille du jour de sa mort, l'extrême-onction et le curé de Saint-Étienne-du-Mont[144] qui la lui a donnée et qui, auparavant, est resté seul quelques moments avec lui, a dit que mon oncle avait paru comprendre l'acte sont il s'agissait. Il était dans sa 77e année.

- 7 Février. M. Flourens[145] présente à l'Institut un mémoire fait en commun avec Demarquay (et rédigé par moi) ayant pour titre : Recherches expérimentales sur les modifications imprimées à la température animale par l'Ether et par le Chloroforme et sur l'action physiologique de ces agents.

- 17 Février. Mort de Charles Declercq âgé de 22 ans. L'état de paralysie générale commençante dans lequel il était au moment de son retour de Valparaiso (19 novembre 1845) s'était rapidement empiré. Il a succombé à une consomption dorsale dont l'origine, comme on l'a su peu de temps après la consultation qui avait eu lieu à Paris, devait être attribuée à de funestes habitudes qu'il avait contractées dès sa plus tendre jeunesse. Il est mort dans un état d'épuisement et d'idiotisme qui était, à ce qu'il paraît, affreux à voir. C'est à Deurne[146], près Amiens, où ses parents[147] se sont retirés depuis plusieurs mois que cet évènement a eu lieu. Depuis la troisième atteinte de folie chez Victor Declercq, laquelle s'était manifestée le 30 8bre 1846 et dont il s'était remis, il en a eu une quatrième, mais il est de retour de Lommelet[148] depuis plusieurs mois.

- 24 Février. Après un combat de 3 jours (22, 23, 24), la royauté est renversée et le gouvernement provisoire déclare, dans l'après-midi, après la prise des Tuileries, qu'il veut la république.

- 28 Février. A 6 heures du matin, la petite Louise Duméril[149], atteinte depuis 7 jours, d’une bronchite qui a peu à peu pris les caractères d'une pneumonie double succombe à l'âge de 7 mois 1/2. Elle était née le 11 juillet 1847.

- 22 Mars. Mort de M. Duval[150], cousin germain de mon père du côté maternel, conseiller honoraire à la Cour Royale d'Amiens. Il a succombé à une maladie du cœur. Il était né en 8bre 1774, il avait par conséquent 9 mois de moins que mon père et était âgé de 73 ans 1/2.

- 27 Mars. Bibron[151], depuis longtemps malade d'une phtisie pulmonaire compliquée d'une phtisie laryngée dont les progrès très marqués depuis le commencement de l'année 1847 avaient motivé dans le commencement d'août 1847 son départ pour les Eaux-Bonnes, succombe à Saint-Alban (Loire) où il avait été en quittant les Pyrénées pour se soumettre à l'action du gaz acide carbonique que laissent dégager les eaux minérales de cette source. Il est mort en pleine connaissance après les souffrances les plus vives et entouré des soins les plus admirables de sa femme et de sa sœur[152].

- 11 Avril. Je suis nommé l'Aide-Naturaliste de mon père à la place de Bibron. Quatre professeurs du Muséum, M.M. de Jussieu[153], Gay-Lussac[154], Milne-Edwards[155] et Ad. Brongniart[156], en raison des circonstances politiques actuelles et des attaques dirigées contre le Muséum et contre les hommes qui cumulent dans la carrière des sciences ont trouvé tout-à-fait inopportune la demande faite par mon père de prendre son fils pour son aide. Ils se sont refusés à me nommer à cause de cette circonstance particulière, mais contre ces 4 voix, il y en a eu 6 pour ma nomination (M.M. Isidore Geoffroy[157], Cordier[158], Valenciennes, Dufrénoy[159], Mirbel[160] et mon père). M.M. Flourens, Serres[161], Becquerel[162] et Chevreul[163], très bien disposés pour moi n'ont pas pu venir à la séance.

- 19 Avril. Mort de Mme Lamouroux (Rose Dumont)[164], emportée par une phtisie laryngée.

- Mi-mars. Mme Latham[165] part pour Pau avec Cécilia[166] dont la poitrine donne de grandes inquiétudes, car cette charmante jeune-fille offre tous les symptômes d'une phtisie commençante.

- 3 Mai. M. Delaroche[167] qui depuis la mi-octobre habitait Paris (hôtel de Castille) repart pour Le Havre dans un état de paraplégie complète et avec une légère atteinte à ses fonctions intellectuelles, mais qui ne se remarque que par moments.

- 6 Juin. A huit heures du matin, Cécilia qui était depuis quatre jours aux Eaux-Bonnes succombe sans que la marche de la maladie pût faire craindre une issue aussi promptement funeste. Il paraît qu'elle n'a été emportée aussi rapidement que par suite d'une éruption d'aphtes sur la membrane muqueuse des voies aériennes et de la partie supérieure du tube digestif et dans la bouche (éruption tout-à-fait analogue au muguet des enfants). Cécilia aurait eu 19 ans au mois d'octobre de cette année. (voir pour la mort de son frère Frédéric le 10 Xbre 1849 et pour celle de son frère Robert le 30 mai 1850)

- 26 Juin. Dans l'après-midi du 26 juin, après une lutte épouvantable dans les rues de Paris et qui n'a pas cessé un seul instant depuis le 23 au matin, les fauteurs de l'insurrection sont vaincus et la cause de l'ordre triomphe de l'anarchie. À la suite de ces horribles journées, le pouvoir le plus absolu reste confié au Général Cavaignac[168] qui avait été chargé du commandement en chef des troupes et de la garde nationale. L'Archevêque de Paris[169] monté sur une barricade pour porter des paroles de paix y est tué. Plusieurs généraux ont également péri dans le combat.

- 6 Juillet. Caroline[170] fait sa première communion à l'église Saint-Médard. Elle a 12 ans et 3 mois. (voir le 6 mai 1852)

- 24 Juillet. Mme Félix Duval (Clémentine Declercq)[171] met au monde une fille[172]. Elle s'est mariée le 28 7bre 1846. Elle n'avait point encore d'enfant et avait fait une fausse couche à la mi-février 1847.

- Mi-juillet. Il survient chez mon oncle Delaroche de graves accidents du côté du cerveau dus sans doute à un ramollissement partiel. Le symptôme le plus saillant est un délire absolu.

- 15 Août. Jour de l'Assomption, à minuit, naissance de la seconde fille[173] de Mme Henri Delaroche. L'accouchement a été prompt et facile. Le médecin n'arrivant pas, mon père qui était au Havre du jour même a été appelé par Henri, mais quand il est arrivé, tout était déjà fini. La première couche de Céline avait eu lieu le 13 février 1847. (voir le 11 janvier 1851, le 15 7bre 1853, le 6 juillet 1857)

- 21 Septembre. Retour à Paris d'Eugénie et d'Adèle après un séjour de 45 jours à Trouville sur Mer. On avait quitté Paris le 2 août et je suis revenu le 14 avec Caroline qui a passé 12 jours avec sa Tante. J'y suis retourné le 6 7bre et nous sommes partis le 18 ; nous sommes restés 2 jours à la Côte chez mon Oncle[174].

- 10 Novembre. Éléonore Fröhlich[175] met au monde le matin une fille à laquelle on donne le nom de Fébronie Éléonore Adèle[176]. Les douleurs avaient commencé le 8 au soir. L'accouchement s'est bien passé et les suites en ont été heureuses. Elle s'est mariée le 30 août 1846. Elle avait fait précédemment une fausse couche.

- 17 Novembre. Mme Constant Say met au monde une fille[177]. Depuis son mariage qui a eu lieu le 11 janvier 1844 elle avait fait 3 fausses couches. (voir 1847 dans l'été, 2 Xbre 1846, 26 août 1855, juillet 1857)


1849

Février. M. Gastambide[178] qui avait donné sa démission d'avocat-général à Caen quelque temps après la révolution de Février et Raoul[179] qui, à peu près à la même époque, avait été destitué de ses fonctions de Procureur du Roi à Nantes sont nommés Procureurs généraux, le premier à Amiens, le second à Dijon.

- 16 Avril. M. Blandin[180] succombe très rapidement à une bronchite capillaire promptement accompagnée de délire. Il était né en 1798 et était par conséquent dans sa 51e année. Il était professeur à la Faculté depuis 1841 où il avait été nommé après 6 ou 7 concours

- 17 Avril. Notre cousine, Élisa Duméril, est en convalescence d'une fluxion de poitrine très grave qui avait débuté le 26 mars et qui a exigé 2 saignées et 2 applications de sangsues.

- 3 Mai. Mon beau-frère Auguste[181] est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur.

- Fin Avril. Mort de M. Lesson[182]. Il avait, en quelques années, perdu sa seconde femme (Clémence Dumont)[183], une fille de ce mariage[184] et une autre fille du premier lit[185].

- 30 Avril. Mort de Mme Perrodon (Zoé Dumont)[186], à Hyères où, à cause de l'état de sa poitrine, elle avait passé l'hiver. Elle était âgée de 43 ans ; elle laisse 2 fils[187]. C'est la troisième fille que Mme Dumont[188] perd par suite de phtisie. Mme Lamouroux[189] est morte le 19 avril 1848.

- Avril. Mme Achille Say[190] qui avait 2 enfants[191] nés en avril 1846 et 9bre 1847 en perd un.

- 26 Mai. Mort de notre cousin Camille Vasseur emporté par le choléra. Il était né le 1er janvier 1800.

- Mi-mai. Hippolyte Comte est nommé Substitut du Procureur de la République à Marseille. (Il a donné sa démission après les évènements de Xbre 1852)

Peu de jours après Mme Comte[192] qui était venu passer l'hiver à Paris avec la petite Emma Taylor quitte définitivement Paris pour fixer sa résidence à Marseille.

- Juin. Le choléra a frappé trois personnes dans la famille Dufetel : la mère de Mme Dufetel, Mme Hourdel[193], cousine germaine de ma belle-mère, le jeune Hourdel[194], âgé d'une vingtaine d'années, frère de Mme Dufetel et le dernier enfant de celle-ci[195] âgé d'un an. Ils sont morts tous les trois dans l'espace de 3 ou 4 jours.

- 2 Juin. Naissance de la 4e fille de Telcide Malard[196] qui la met au monde après 2 ou 3 heures de souffrances. Elle a pour parrain son oncle Alfred[197] qui l’appelle Amélie. C'est le cinquième enfant. (voir 29 août 1845 et fin février 1847)

- 14 Juin. Dans la nuit du 14 au 15, Olympe Ditandy[198] est emportée, après 24 heures de maladie, par le choléra qui l'a atteinte, très bien portante, après un séjour de 2 heures, au commencement de la nuit, chez une dame de ses voisines mourante et qui succombait à cette même maladie. Olympe avait 48 ans accomplis. Elle avait épousé M. Ditandy le 9 août 1838.

- 31 Juillet. Mort de Gustave Say, fils aîné de M. Louis Say, à l'âge de 38 ans, à Bordeaux où il s'était retiré depuis quelques années après avoir quitté les affaires. Il avait épousé une femme[199] avec laquelle il avait longtemps vécu à Nantes. Il laisse un fils qui porte son nom de Gustave. C'est à une maladie de cœur qu'il a succombé.

- 12 Septembre. Après un séjour de 56 jours à Trouville, Eugénie revient à Paris avec Adèle et Léon[200]. Nous étions partis le 17 juillet et j'en suis revenu le 31 ; je suis reparti pour Trouville le 29 août et ai ramené mon monde. Mme Virnot[201] y a séjourné 25 jours avec ses 2 enfants[202] dans la même maison qu'Eugénie. M. et Mme Lethierry[203] sont venus y passer une dizaine de jours et ils sont tous repartis ensemble pour Lille. M. Virnot qui avait accompagné sa femme à Trouville y est resté à peine trois jours.

- 18 Septembre. Mon père revient à Paris après une absence de 2 semaines pendant laquelle il a séjourné à Saint-Omer durant 9 jours, a visité et y a stationné pendant un jour ou deux, Calais, Dunkerque, Lille et Amiens. Il est revenu fort content de son voyage et de l'accueil qui lui a été fait par tous les membres de la famille. Il a trouvé son frère Montfleury[204] imparfaitement remis d'une attaque d'apoplexie dont il a été atteint il y a six semaines environ.

- 22 Septembre. Adèle est atteinte de la rougeole. A part une violente douleur d'oreille qui a duré 2 heures 1/2 environ, la maladie a été aussi simple que possible.

- 23 Septembre. Mme Latham[205] met au monde à 9 heures du matin un fils. On le nomme Lionel[206].

- 1er Octobre. Naissance du second enfant de Clémentine Devot[207] : c'est un garçon[208]. L’aînée[209] qui est une petite fille est du 24 juillet 1848.

- 3 Octobre. Adèle perd sa première dent de lait, c'est l'incisive moyenne droite d'en bas.

- 15 Octobre. On enlève à Adèle sa seconde dent de lait, c'est l'incisive moyenne gauche d'en bas.

- 17 Octobre. Mme Fouquier (Laure Say) accouche d'une fille[210]. (voir 9bre 1847, 26 Xbre 1857)

- 10 Décembre. Frédéric Latham, de retour au Havre depuis le 2 novembre seulement après un séjour d'une année à Genève, est emporté par une fièvre typhoïde le 33e jour de la maladie. Il est mort à peu près au même âge que sa sœur Cécilia, décédée le 6 juin 1848.

- 27 Décembre. Félicité, après quelques heures de très vives souffrances, met au monde un fils bien constitué. On le nomme Henri André. Son parrain est M. Fröhlich[211] et sa marraine est Eugénie.

- courant décembre. La petite Madeleine Delaroche (née le 15 août 1848) entre en convalescence à la suite d'une fièvre cérébrale des plus graves.

1850

- Février. Mort de Raidor Martin.

- 14 Mars. La jeune Marie Lamouroux meurt phtisique, à l'âge de 14 ans, chez sa grand-mère, Mme Dumont[212].

- Avril. Les petites Julie et Madeleine Delaroche sont prises par la coqueluche à Paris, pendant un séjour qu'elles faisaient avec leurs parents[213] chez Mme Oberkampf[214], en même temps que la famille Portal[215] dont les filles avaient déjà cette maladie.

- Avril. Adèle est atteinte de la coqueluche.

- Mai. Il pousse à Adèle une de ses grosses molaires en haut à gauche.

- 30 Mai. Mort de Robert Latham. (voir 6 juin 1848 : mort de Cecilia et 10 décembre 1849 : mort de Frédéric)

- 1er Juin. Mort du petit Henri Duméril[216], emporté par une pneumonie. Il était né le 27 Xbre 1849.

- 4 Juin. Le jour même de l'enterrement du petit Henri Duméril, toute la famille de la rue Sainte Anastase[217] vient s'établir au Jardin des Plantes. (voir le 8 8bre 1851)

- Mi-juin. Don de Finette par ma belle-mère.

- Mi-juin. Vers le milieu de juin, la coqueluche d'Adèle étant déjà parvenue à sa période décroissante, il survient une très grave complication de bronchite qui nous donne beaucoup d'inquiétude

- 10 Juillet. Adèle étant remise de cette maladie, mais sa coqueluche durant encore, nous partons pour Trouville où sa toux a persisté presque tout le temps du séjour avec le caractère d'un simple rhume, sans que pour cela on l'ait privé des bains qu'elle a commencé huit jours après l'arrivée, mais qu'elle n'a pas pris quand la température était plus fraîche.

- 5 Septembre. Retour de Trouville. Après y être resté du 10 au 31 juillet, j'y étais retourné le 23 août.

- 15 Septembre. Mort de Mme Léturger[218], d'Auxy-le-Château, cousine de mon père.

- Octobre. Adèle est atteinte par une variole qui est aussi bénigne que possible.

- 14 Octobre. Mort de Mme Lestienne (Henriette Broveglio[219]), âgée de 30 ans. Elle s'était mariée, comme nous, à Lille, dans la nuit du 15 au 16 mai 1843, mais dans une autre paroisse. Sa sœur Coralie est morte vers la fin de 1857. Elle n'avait pas d'enfants.

- Fin Octobre. Eugénie, en fermant sa grande armoire, se contusionne le poignet très violemment ; cette foulure nécessite l'application de 8 sangsues.

- 16 Octobre. Mme Dollfus (Noémi Martin)[220] met au monde un fils[221]. Ses autres enfants[222] sont nés le 6 9bre 1845, le 20 avril 1847 et le


1851

- 4 Janvier. Naissance de Raoul Delaroche. Ses sœurs, Julie et Madeleine, sont nées le 13 février 1847 et le 15 août 1848. (Marie le 11 septembre 1853 et Gabrielle le 6 juillet 1857)

- 21 Janvier. Retour de Georges Pochet au Havre. Il en était parti le 23 août 1850 pour Rio-Janeiro, afin de pouvoir, au moyen de ce voyage au-delà de la ligne, se présenter de nouveau à l’École Navale.

- 23 Avril. Mariage de Marie Duval, fille d'Alexandre Duval, imprimeur à Amiens, avec M. Charles Criès d'Orléans, employé au chemin de fer de cette ville.

- 29 Avril. Mariage de Valéry Cumont[223], 3e enfant de notre oncle Charles Cumont[224], d'Alost, avec Irma de Craecker-Notté, sœur d'Odilon de Craecker, mari d’Émilie Cumont. Valery a 29 ans et sa femme 20 ans. (voir avril 1852)

- 23 Juillet. Notre cousin Watblé[225] est trouvé pendu dans sa serre. Le désordre apporté dans ses affaires par son inconduite est, selon toute probabilité, le motif qui l'a poussé au suicide.

- 12 Juillet. Félicie Berchère épouse Charles Cordier. Elle a 22 ans moins 2 mois et son mari a 23 ans passés. Elle avait passé près de 2 mois à la maison immédiatement avant son mariage, depuis la mort de sa vieille tante[226] avec laquelle elle était venue vivre après la mort de sa mère[227]. (voir 24 mai 1852, 22 8bre 1853, 27 août 1855)

- 11 Août. Mort de Mme Souef[228]. Elle était âgée de 47 ans et 6 mois.

- 8 Septembre. Retour de Trouville. Nous étions partis de Paris le 19 juillet. J'en étais revenu le 3 août et y étais retourné le 28 pour aller chercher Eugénie et Adèle.

- 11 Septembre. Dans une promenade que nous faisions dans la forêt de Sénart, Eugénie, Caroline[229], Léon, Adèle et moi avec mon père, il a reçu cinq piqûres d'une vipère qu'il cherchait à prendre. Au bout de deux heures, il y eut deux syncopes, un vomissement de bile, un état de malaise et de faiblesse extrêmes. Les avant-bras et les mains qui étaient devenus le siège d'un gonflement considérable furent complètement couverts par des ecchymoses. Le lendemain, mon père s'est levé, le surlendemain il est sorti en voiture et la faiblesse ayant cessé, il s'est trouvé assez bien le 4e jour pour commencer son cours.

- 14 Septembre. Mort de M. Paul Barrois, marié depuis près d'un an à Sophie Le thierry, âgé de 27 ans. Avant la mort de son mari, Mme Paul avait perdu une petite fille âgée de 3 mois.

- courant d'Octobre. Mon père qui était Médecin de la Maison de santé du faubourg Saint-Denis depuis la mort de mon grand-père Delaroche[230] (1812), devait cesser ses fonctions à la fin de cette année 1851. Au commencement d'octobre, le Directeur de l'Assistance publique[231] voulut donner un congé à mon père pour la durée de son cours au Muséum, parce que le service, suivant lui, souffrait du retard apporté à la visite qui ne se faisait qu'à 2 heures. Froissé de cette mesure et à la suite d'un échange de lettres où le Directeur de l'Assistance publique, tout en restant poli, s'est montré sans égards pour l'âge de mon père et l'ancienneté de ses services, mon père a devancé de 3 mois l'époque de sa retraite en donnant sa démission, mais en conservant le bénéfice du traitement laissé dans son intégrité à ceux des médecins des hôpitaux qui ont exercé ces fonctions pendant 30 ans au moins. Cette décision a été assez pénible, surtout à cause du changement apporté dans ses habitudes, n'ayant plus l'obligation de sortit, chaque jour, dès le matin.

- 8 Octobre. Constant et Félicité qui étaient venus s'établir au Jardin, dans la maison de nos parents[232], le 4 juin 1850, vont demeurer dans un appartement au faubourg Poissonnière, n° 32. Cette décision a été motivée par la nécessité où s'est trouvé Constant de se rapprocher du centre de Paris, à cause de son nouveau genre d'affaires relatif au placement des sucres bruts chez les raffineurs.

- 12 Octobre. Adèle, à l'âge de 7 ans et 5 mois, commence à recevoir, chaque jour, une leçon d'une heure de Mlle Lemaine.

- 2 Décembre. Coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, Président de la République Française.

- 6 Décembre. Je suis nommé, par 24 voix sur 36, membre de la Société Philomatique.


1852

- 1er Janvier. Mort de madame Delaroche[233], à l'âge de 66 ans. Elle était malade depuis 6 semaines environ quand mon père est allé au Havre le 28 décembre . M. Louis[234] est venu l'y rejoindre pour une consultation. Je suis allé assister à ses obsèques. C'est à une sorte de fièvre typhoïde qu'elle a succombé. Le même jour que Mme Delaroche, est mort à Paris M. Gastambide[235], le beau-père d’Émilie Delaroche[236]. Il était âgé de 71 ans ; c'est un cancer de l’estomac qui l'a emporté.

- Fin Janvier. Constant Duméril[237], de Saint-Omer, subit, sous prétexte politique, une détention de 3 semaines environ, sans qu'elle ait donné lieu à aucune poursuite judiciaire.

- Février. Eugénie, par suite de congestion utérine qui a amené une très légère hémorragie, garde le lit, puis ensuite la chambre, pendant près de 4 semaines.

- Mi-mars. Georges Pochet entre en convalescence d'une fièvre typhoïde dont le début avait eu lieu dans la première semaine de février ; son père l'avait emmené au Havre le 15 février.

- 14 Mars. Mort de ma mère[238].

- Avril. Irma Cumont, née de Craecker, devient mère d'un fils[239]. Elle s'était mariée le 29 avril 1851.

- Avril. Après un séjour de près de 4 ans à Rome comme chirurgien militaire, Eugène Duméril rentre en France et il est placé à l'hôpital militaire du Gros-Caillou. (voir mars 1853, 29 août 1853, 18 oct. 1854)

- 6 Mai. Léon Duméril fait sa première communion à l'église de la Trinité (paroisse du Collège Chaptal). Il a 11 ans et 7 mois. (voir le 6 juillet 1848)

- courant d'avril. Le petit Raoul Delaroche, âgé de 15 mois, est atteint pendant le travail de la dentition, d'une inflammation des intestins extrêmement grave ; son rétablissement a été assez prompt.

- 24 Avril. Mariage de Valérie Boutin[240] avec M. Joseph Desgranges, avoué à Paris et mon ancien condisciple à Fontenay-aux-Roses.

- courant de mai. Félicie Cordier devient mère d'une fille qu'on nomme Lucie[241] ; (le 24) Eugénie est la marraine. Elle s'est mariée le 12 juillet 1851. (voir les 22 8bre 1853, 27 août 1855)

- 31 Mai. Élise Latham[242] succombe à une angine dont le début avait eu lieu vers le 15 mai et avait pris assez promptement la forme pseudo-membraneuse ; c'est la formation par continuité des fausses membranes dans le larynx et dans toutes les divisions bronchiques qui a amené la mort. Elle était dans sa 45e année. Elle s'était mariée le 4 juin 1825 à 17 ans.

- 7 Août. Mort de mon oncle Michel Delaroche à l'âge de 77 ans. La paralysie à laquelle il a succombé avait débuté en septembre 1847. (voir le 22 octobre 1847)

- 9 Août. Notre servante Thérèse qui était à notre service depuis 3 ans 1/2 environ et dont nous étions satisfaits nous quitte pour aller voir sa mère mourante. Quelques mois après être retournée dans son pays, elle s'est mariée.

- 6 Septembre. Retour de Trouville après un séjour de 2 mois.

- 1er Octobre. Adèle commence à prendre des leçons de piano avec Mlle Marie Jacotot. Elle avait commencé, en octobre 1851, à prendre avec sa cousine Félicie Cordier[243] des leçons qui avaient été interrompues en février 1852.

- 2 Décembre. Rétablissement de l'Empire.


1853

- courant de janvier. Henri Delaroche nous apprend que son père[244] avait, par son testament, destiné un legs à ma mère dont la mort, antérieure à celle de son frère, avait annulé de droit cette clause. Voulant cependant exécuter autant qu'il était en leur pouvoir cette volonté testamentaire, les enfants de M. Delaroche ont fait don d'une grande partie du legs à Caroline[245] et à Adèle qui ont reçu chacune une inscription de rente du capital de 10 000 F à 4 1/2 %.

- 1er Février. Adèle commence à prendre des leçons avec M. Jacotot.

- 10 Février. Couches de Mme Criès[246], fille d'Alexandre Duval-Machart[247]. Elle a une fille[248]. Elle est mariée depuis moins de 2 ans.

- 12 Mars. Couches d’Émilie Gastambide[249]. Elle a une fille qu'on nomme Adrienne. Son premier fils, Eugène, est né trois jours après Adèle, le 16 mai 1844, et le second, Jules, le 27 février 1846. (voir le 16 mai 1844 et le 27 février 1846)

-20 Mars. Mme Raoul Duval[250] nous annonce le projet de mariage de sa fille Lucy avec M. Sautter[251].

- Mars. Eugène Duméril est reçu Docteur en Médecine après avoir subi tous ses examens devant la Faculté en un an. Il était revenu en mars 1852 de Rome où il avait passé 4 années.

- 18 Mai. Mariage d’Émile[252], fils aîné de notre oncle Charles Cumont[253] d'Alost avec Mlle Florence Van der Noot de Vrecken appartenant à l'une des familles distinguées du pays. Elle a 22 ans et il n'y a que 3 mois de différence entre elle et sa belle-sœur Irma[254]. Émile a 36 ans. Il avait épousé en premières noces Adèle de [255] , charmante jeune-femme morte d'éclampsie au bout de 6 mois de mariage. Il a fait en 1843-44 un voyage en Chine.

- 7 Mai. Départ d’Émile Pochet pour New-York où il va faire un séjour de 15 à 18 mois comme commis d'une maison de commerce.

- 19 Juin. Retour en France d'Alfred Pochet après un séjour de plus de 3 ans à Monte-Video[256] où il a travaillé dans une maison de commerce commanditée par la maison Delaroche. Il s'est marié dans le pays au commencement de mars 1853 (en mars) et en a ramené sa femme qui se nomme Rosita[257]. Quelques semaines après leur arrivée en Europe, ils sont partis pour les eaux de Carlsbad en Bohême, à cause d'une hydropisie ascite dont Rosita est atteinte.

- 26 Juin. Après un magnifique voyage en Suisse, Émile[258] vient passer à Paris 4 jours avec sa femme qui est une belle personne.

- 24 Juillet. J'achève au Muséum le cours d'Erpétologie et d'Ichtyologie que j'ai fait complètement en remplacement de mon père, excepté la première leçon qu'il a faite lui-même.

- 24 Août. Mariage de Lucy Duval, âgée de 19 à 20 ans avec M. Louis Sautter, âgé de 26 à 28 ans, ingénieur civil, constructeur d'appareils d'éclairage pour les phares de Paris[259].

- 29 Août. Eugène Duméril, docteur depuis la fin de mars, épouse Adèle Martin, d'Oisemont, sœur de Jules, le mari de notre cousine, Félicité Duméril[260].

- 31 Août. Après neuf années d'exercice actif, pendant lesquelles j'ai été appelé à remplacer pendant un semestre M. Bruchet[261] et pendant un autre semestre M. Bérard dans leurs cours d'Anatomie et de Physiologie, je termine mon temps d'agrégation à la Faculté de Médecine. (voir 29 août 1844, 12 nov. 1844, 12 avril 1845, 4 avril et 20 août 1846)

- 11 Septembre. Retour de Trouville où Félicité et Caroline, puis Léon[262] à partir du commencement de ses vacances ont séjourné avec Eugénie. On est resté deux mois pendant lesquels j'ai fait deux séjours.

- 25 Septembre. Naissance de la troisième fille de Céline. On la nomme Marie[263]. C'est son quatrième enfant. (voir 13 février 1847, 14 août 1848, 11 janvier 1851, 11 septembre 1853)

- 29 Septembre. Alfred Duméril épouse Flore Leurs, fille de l'associé de Constant de Saint-Omer[264]. Immédiatement après son mariage, il part avec sa femme pour Brest où il est professeur d'Histoire au Lycée. Nous avons assisté, mon père et moi, à ce mariage et nous avons fait une petite excursion à Boulogne, à Calais, avant d'aller à Saint-Omer, puis à Dunkerque avant de revenir à Paris. Ce petit voyage, en me faisant voir des villes que je ne connaissais pas, m'a beaucoup intéressé.

- Automne. Entrée de Mme Duval[265], d'Amiens, dans la maison d'aliénés tenue par M. Blanche[266] à Passy.

- 22 Octobre. Naissance du deuxième enfant de Félicie Cordier[267]. On le nomme Henri. (voir 12 juillet 1851, 24 mai 1852)


1854

- 2 Février. Mariage de Charles Dumont de Sainte-Croix[268] avec Mme veuve Fiacre, née Louise Courtier[269], qui était sa maîtresse et qui lui apporte plus de 30 mille livres de rente qui proviennent de l'héritage de son mari. Elle est au moins aussi âgée que son mari.

Le même jour, Mme Dumont la mère[270] qui était bien portante le matin succombe à un état apoplectique dont les premiers symptômes se sont montrés pendant la cérémonie du mariage à la mairie. Par suite des avantages injustes faits par elle à son fils dans son testament, celui-ci se brouille avec son beau-frère, le général Perrodon[271].

- 14 Février. La fille aînée de M. Bourgeois-Duval (Caroline)[272] épouse M. Jules Lachaussée, directeur du Télégraphe à Amiens et ancien élève de l’École Centrale. Sa sœur Maria[273] qui avait épousé 3 ans auparavant environ M. de Wazèmes a un fils et une fille[274].

- 22 Avril. Maria[275], la seconde fille d'Olympe Ditandy[276] et de M. Berchère, épouse, à l'âge de 18 ans et 3 mois, M. Joseph Devers[277], de Turin, peintre sur émail. Ils partent aussitôt après leur mariage pour l'Italie d'où ils ne sont revenus que dans le courant de septembre. Ils ont acheté à Montrouge une petite maison qu'ils habitent. (voir mars 1855)

- 6 Juillet. Naissance de Gaston Sautter, fils de notre cousine Lucy Duval[278] qui s'est mariée le 24 août 1853. (voir août 1856 et 10 juillet 1858)

- 28 Juillet. Je termine le cours d'Erpétologie au Muséum, m'étant ainsi acquitté pour la seconde fois de la suppléance de mon père.

- 1er Septembre. Retour de Fontainebleau où Eugénie et Adèle ont passé, avec Félicité et Caroline[279], deux mois entiers. Léon y a passé presque tout le mois d'août, à partir du commencement des vacances. Mon père qui s'est chargé du loyer de la maison y est venu toutes les semaines, le vendredi matin ou le jeudi soir pour en repartir le lundi matin. Pendant le mois de juillet, j'y suis allé toujours une fois et quelquefois plus chaque semaine et j'y ai passé complètement une grande partie du mois d'août.

- Septembre. Eugénie et Adèle ont passé, avec Félicité et Caroline, 8 jours à Montmorency, chez nos amis Desnoyers[280]

- Septembre. Retour de M. et Mme Devers à Paris, après leur grand voyage en Italie. (voir 22 avril 1854)

- 16 Septembre. Adèle commence à prendre des leçons de M. Blondel.

- 18 Septembre. Adèle commence à prendre des leçons de M. Bodin[281].

- Fin Septembre. Mariage de Mlle Stylite Pontas du Méril[282] avec M. Eugène Lebas de Courmont.

- 18 Octobre. Eugène Duméril succombe, à Constantinople, emporté en 7 jours par une fièvre typhoïde des plus intenses. Il se rendait à Athènes pour y remplir les fonctions de médecin aide-major à l’hôpital du Pirée. Les fatigues et les privations qu'il avait éprouvé à Varna, puis dans la Dobrutja où il avait éprouvé une atteinte de choléra, ont sans doute été la cause de la gravité des symptômes de la fièvre typhoïde dont l'issue a été si promptement fatale. Il était âgé de 31 ans. Il était marié depuis 14 mois 1/2.

- Octobre. Adèle est atteinte de la fièvre scarlatine.

- 2 Novembre. Auguste[283] est envoyé à Cahors pour faire fonction d'ingénieur en chef chargé du service extraordinaire de la navigation du Lot. Après avoir été passer 3 ou 4 semaines dans son service, il était revenu chercher tout son monde et c'est le 2 9bre qu'a eu lieu le départ définitif.

- Mi-novembre. M. Gastambide[284], Procureur général à Amiens depuis février 1849, est nommé aux mêmes fonctions à la Cour plus importante de Toulouse.

- Décembre. Je suis nommé Secrétaire des séances de la Société Zoologique d'Acclimatation (voir 8 mars 1861)

[à suivre]

.


 

Notes

  1. Auguste Duméril épouse sa cousine Eugénie Duméril après de longues fiançailles. [Dans tout ce journal, "Eugénie" désigne Eugénie Duméril, épouse d'Auguste Duméril - sauf mention contraire]
  2. Fanny Étienne.
  3. Adrien Joseph Gastambide.
  4. Alexandrine Brémontier dite Adine, épouse de Charles Auguste Duméril.
  5. Auguste Duméril l’aîné, probablement à Lille.
  6. René Eugène Hermel épouse Nicole Henriette Paulin, fille de Gustave Paulin.
  7. Auguste Duméril l’aîné (1771-1848).
  8. André Marie Constant Duméril. [Dans tout ce journal, "mon père" désigne André Marie Constant Duméril.]
  9. Jean Baptiste Étienne Julien Wey.
  10. Charles Ambroise Choderlos de Laclos (1795-1844), petit-fils de l’auteur des Liaisons dangereuses.
  11. Antoine de Tarlé.
  12. Joseph Auguste Fabre.
  13. Nicolas Jean de Dieu Soult, ministre de la guerre de 1840 à 1845.
  14. Adèle Duméril, fille d'Auguste et Eugénie Duméril. [Dans tout ce journal, "Adèle" désigne Adèle Duméril]
  15. Émilie Delaroche, épouse d’Adrien Joseph Gastambide.
  16. Eugène Gastambide.
  17. Jean Charles Moreau.
  18. André Marie Constant Duméril.
  19. Alexandrine Cumont, épouse d’Auguste Duméril l’aîné et belle-mère d’Auguste Duméril.
  20. Félicité Duméril, fille d'Alexandrine Cumont-Duméril et épouse de Louis Daniel Constant Duméril, frère d'Auguste. [Dans tout ce journal, "Félicité" désigne cette Félicité Duméril, sauf mention contraire]
  21. Henriette Rath.
  22. Jeanne Declercq, épouse de Jean Charles Cumont.
  23. Émilie Cumont.
  24. André Marie Constant Duméril.
  25. Jules Béclard.
  26. Claude Bernard.
  27. (Charles) Denis Després (1806-1860).
  28. Jules Massé  (thèse de médecine en 1842).
  29. Philibert Constant Sappey.
  30. Pierre Antoine Favre (1813-1880).
  31. Louis Figuier (1819-1894).
  32. Jean Ythier Poumet (né en 1804).
  33. Horace Honoré Tavernier (1811-1894).
  34. Jean Nicolas Demarquay.
  35. Jules Guérin ?
  36. Pierre Louis Gratiolet.
  37. Alexandre Édouard Baudrimont (1806-1880).
  38. (Jules Élisée) Reidor Martin (1818-1850).
  39. (Françoise) Julie Dubois, fille de Jacques Laurent Dubois et Charlotte René Garniron.
  40. Charles Auguste Duméril, époux d’Alexandrine Brémontier et père de Clotilde Duméril.
  41. Léon Duméril, 4 ans.
  42. Michel Delaroche.
  43. Nicole Henriette Paulin épouse de René Eugène Hermel.
  44. Lire : Camille Bouchet (1801–1854).
  45. Louis Daniel Constant Duméril, frère d’Auguste. [Dans tout ce journal, "Constant" désigne ce Louis Daniel Constant Duméril, sauf mention contraire]
  46. Constant Say et ses frères.
  47. Mathilde Delaroche, épouse de Louis François Pochet.
  48. Louise Mathilde Pochet.
  49. Pauline Comte, épouse de Philip Taylor fils (1817-1889).
  50. Emma Taylor.
  51. M. Béghin non identifié.
  52. Paul Duméril.
  53. Alexandrine Cumont, épouse d’Auguste Duméril l’aîné.
  54. Pauline Brémontier, épouse d’Adolphe Louis Philippon.
  55. Joseph Auguste Fabre épouse Alexandra van Blarenberghe, fille d’Alexandre Charles Torchon qui a pris le nom de son épouse Diane Hélène van Blarenberghe.
  56. Jean François Fabre.
  57. Louise Poitoux, épouse d’Achille Thouret.
  58. Odilon de Craecker.
  59. Charles Edmond Raoul Duval, dit Charles Edmond Raoul-Duval.
  60. Jean Baptiste Gibassier.
  61. Florimond Duméril dit Montfleury (1776-1857).
  62. M. Boone non identifié.
  63. Thelcide Duméril, épouse d’André Malard et mère de Georges et Hélène Malard.
  64. Thelcide Malard.
  65. Jean Charles Cumont et son épouse Jeanne Declercq.
  66. Probablement Florent Charles Cumont.
  67. Adolphe Blanqui (1798-1854), économiste, dirige l’École spéciale de commerce et d'industrie de Paris de 1830 à 1854.
  68. Noémie Martin, épouse de Frédéric Dollfus.
  69. Alice Dollfus.
  70. Étienne Alexis Sauvel et son épouse Amélie Martin.
  71. Jean Nicolas Marjolin
  72. Auguste François Chomel.
  73. François Joseph Murville.
  74. Voir 28 août 1843.
  75. Césarine Cumont, épouse de Guillaume Declercq.
  76. Jean Etienne Mitivié (1796-1871), médecin aliénist, neveu d’Étienne Esquirol.
  77. Philogène Auguste Joseph Duponchel.
  78. François Casimir Cheuvreux.
  79. Émilie Delaroche, épouse d’Adrien Joseph Gastambide.
  80. Camille Bouchet.
  81. Charles Denonvilliers.
  82. Léon Gosselin.
  83. Édouard Chassaignac.
  84. Philippe Frédéric Blandin.
  85. Pierre Adolphe Piorry.
  86. Ce journal ne nous a pas été communiqué.
  87. Caroline Henriette Désormes épouse Nicolas Clément.
  88. Charles Dunoyer.
  89. Henriette de La Grange, veuve de Jean Jacques Dunoyer.
  90. Marie André Firmin Sévelle.
  91. Le docteur Jules Cloquet.
  92. Probablement Pierre Honoré Bérard.
  93. Éléonore Vasseur épouse André Fröhlich.
  94. Marie Say, fille d’Achille Say et Fanny Étienne.
  95. Georges Duméril, fils de Charles Auguste Duméril et Alexandrine (dite Adine) Brémontier.
  96. Dans l’index des personnes citées : « Duméril (Georges), fils d’Alexandrine Brémontier ».
  97. Caroline et Léon Duméril, enfants de Louis Daniel Constant et Félicité Duméril.
  98. Voir : 1846 – Projet de voyage d’Auguste Duméril sur les bords du Rhin.
  99. André Malard.
  100. Alfred Duméril.
  101. Florimond Duméril dit Montfleury, l’aîné, père de 16 enfants dont le plus jeune est Alphonse Duméril.
  102. Johanna dite Anna Martin fille de Félicité Duméril, épouse de Jules Martin.
  103. Voir : 1846 – Journal de voyage d’Auguste Duméril sur les bords du Rhin.
  104. Euphrasie Clémentine d'Elissalde Castremont, épouse d’Édouard Biot.
  105. Charles Edmond Raoul-Duval.
  106. Philogène Auguste Joseph Duponchel.
  107. Jean Pierre Falret.
  108. Narcisse Achille de Salvandy, ministre de l'instruction publique (1er février 1845-23 février 1848).
  109. Robert Frédéric Fouquier.
  110. Constance Maressal, veuve de Louis Say.
  111. Émilie Wey, épouse de Constant Say.
  112. Élisabeth Fabre, fille de Joseph Auguste Fabre et Alexandra van Blarenberghe.
  113. Louise Renée Caroline Hermel, fille de René Eugène Hermel et de Nicole Henriette Paulin.
  114. Julie Delaroche, fille d’Henri Delaroche et Céline Oberkampf.
  115. Jeanne Malard, fille d'André Malard et Thelcide Duméril.
  116. Georges Bertin Brémontier.
  117. Gabriel Delessert, préfet de police de 1836 à 1848.
  118. Les Madelonnettes, dans le 3e arrondissement de Paris, est à cette époque une maison d'arrêt pour adultes et enfants.
  119. Joseph Marie Fidèle Duméril dit Désarbrets.
  120. Félicité Duméril, épouse de Jules Martin.
  121. Berthe Fanny Dollfus.
  122. Alice Dollfus.
  123. Marie Rogny.
  124. Auguste Duméril l’aîné (1771-1848).
  125. Louise Eugénie Duméril, fille de Félicité et Louis Daniel Constant Duméril.
  126. Hypothèse : Pierre Amédée Pichot.
  127. Joséphine Ravet épouse de Philogène de Auguste Joseph Duponchel.
  128. Émilie Cumont, épouse d’Odilon de Craecker.
  129. Adolphe de Craecker.
  130. Émilie Wey, épouse de Constant Say.
  131. Théophile Charles Vasseur, époux de Fidéline Cumont.
  132. Pauline et Éléonore Vasseur.
  133. Hypothèse : Joseph Gosselin époux d’Angélique Thérèse Vasseur.
  134. Le docteur Jean Nicolas Marjolin.
  135. Le docteur Auguste François Chomel.
  136. Michel Delaroche.
  137. Charles Dunoyer.
  138. Georges, Hélène, Thelcide et Jeanne Malard, enfants d’André Malard et Thelcide Duméril.
  139. Fanny Étienne, épouse d’Achille Say, mère de Marie Say et du nouveau-né Hippolyte Say.
  140. Laure Say, épouse de Robert Frédéric Fouquier.
  141. François Nouvian.
  142. Marguerite Duroveray, épouse d’Alfred Rigot et mère de Marguerite, Amélie, Charles, Paul et Pierre Rigot.
  143. Désignation dans les index : Duméril (Auguste l’aîné).
  144. Hypothèse : l’abbé Pierre Augustin Faudet (1798-1873).
  145. Pierre Flourens.
  146. Lieu non identifié.
  147. Guillaume Declercq et son épouse Césarine Cumont.
  148. Lommelet, maison de santé près de Lille.
  149. Louise Eugénie Duméril, fille de Louis Daniel Constant et  Félicité Duméril.
  150. Augustin Duval.
  151. Georges Bibron, époux de Jeanne Belloc.
  152. Louise Élisabeth Bibron.
  153. Adrien de Jussieu.
  154. Joseph Louis Gay-Lussac.
  155. Henri Milne-Edwards.
  156. Adolphe Brongniart.
  157. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire.
  158. Pierre Louis Antoine Cordier.
  159. Armand Dufrénoy.
  160. Charles François Brisseau de Mirbel.
  161. Étienne Renaud Augustin Serres.
  162. Antoine César Becquerel.
  163. Eugène Chevreul.
  164. Rose Dumont de Sainte-Croix, épouse de Charles Lamouroux.
  165. Pauline Élise Delaroche, épouse de Charles Latham.
  166. Cécilia Latham, l’une de ses filles.
  167. Michel Delaroche.
  168. Eugène Cavaignac.
  169. Denys Auguste Affre.
  170. Caroline Duméril.
  171. Lire : Clémentine Declercq, épouse de Félix Devot.
  172. Adèle Devot.
  173. Madeleine Delaroche, fille de Henri Delaroche et Céline Oberkampf et sœur de Julie.
  174. Michel Delaroche.
  175. Éléonore Vasseur, épouse d’André Fröhlich.
  176. Adèle Fröhlich.
  177. Jeanne Say, fille de Constant Say et Émilie Wey.
  178. Adrien Joseph Gastambide.
  179. Charles Edmond Raoul-Duval.
  180. Philippe Frédéric Blandin.
  181. Charles Auguste Duméril.
  182. René Primevère Lesson.
  183. Marie Clémence Dumont de Sainte-Croix (1800-1834).
  184. Anaïs Lesson (1827-1838).
  185. Cécile Estelle Atala Lesson (1819-1845).
  186. Zoé Dumont de Sainte-Croix, épouse d’Émile Perrodon.
  187. Ernest et Jules Perrodon.
  188. Rosalie Rey, veuve de Charles Dumont de Sainte-Croix.
  189. Rose Dumont de Sainte-Croix, épouse de Charles Lamouroux.
  190. Fanny Étienne, épouse d’Achille Say.
  191. Marie Say (1846-1878) et Hippolyte Say (1847-1849).
  192. Adrienne Say, veuve de Charles Comte et grand-mère d’Emma Taylor.
  193. Henriette Hourdel, épouse d’Eugène Dufételle.
  194. Henry Hourdel.
  195. Émilie Félicité Dufételle.
  196. Thelcide Duméril épouse d’André Malard.
  197. Alfred Duméril.
  198. Olympe Duméril, qui a épousé en secondes noces Jacques Christophe Ditandy.
  199. Hélène Anne Robin.
  200. Léon Duméril, neveu d’Eugénie Duméril.
  201. Adèle Catherine Le Thierry, épouse de Victor Dominique Virnot.
  202. Urbain Dominique et Julie Jeanne Virnot.
  203. Adolphe Joseph Le Thierry et son épouse Julie Marie Barrois.
  204. Florimond Duméril dit Montfleury.
  205. Pauline Élise Delaroche, épouse de Charles Latham.
  206. Lionel Henry Latham.
  207. Clémentine Declercq, épouse de Félix Devot.
  208. Gustave Devot.
  209. Adèle Devot.
  210. Marguerite Fouquier.
  211. André Fröhlich.
  212. Rosalie Rey, veuve de Charles Dumont de Sainte-Croix.
  213. Henri Delaroche et Céline Oberkampf.
  214. Laurette Joly de Bammeville, veuve d’Émile Oberkampf.
  215. Élise Oberkampf et son époux Frédéric Portal, parents de Jeanne, Louis, Céline Isabeau et Jeanne Laure Portal.
  216. Henri André Duméril.
  217. Louis Daniel Constant et Félicité Duméril.
  218. Rosalie Leguay, épouse de Benoît Lesturgez.
  219. Henriette Brovellio, épouse de Firmain Ciriaque Lestienne.
  220. Noémie Martin, épouse de Frédéric Dollfus.
  221. Gustave Dollfus.
  222. Alice et Berthe Fanny Dollfus.
  223. Charles Alexandre Valérie Cumont.
  224. Jean Charles Cumont.
  225. Cousin Watblé/Vatblé non identifié.
  226. Dame Duméril ? non identifiée.
  227. Olympe Duméril, veuve de François Berchère.
  228. Olive Victoire Julliard, épouse de Charles Marin Souëf.
  229. Caroline Duméril et son frère Léon.
  230. Daniel Delaroche.
  231. Henri Jean Baptiste Davenne (1789-1869).
  232. André Marie Constant Duméril et son épouse Alphonsine Delaroche.
  233. Cécile Delessert, épouse de Michel Delaroche.
  234. Hypothèse : Louis François Pochet.
  235. Claude Gastambide.
  236. Émilie Delaroche, épouse d’Adrien Joseph Gastambide.
  237. Constant Duméril (1809-1877).
  238. Alphonsine Delaroche.
  239. Félix Cumont.
  240. Valérie Boutin de Beauregard.
  241. Lucie Cordier, fille de Félicie Berchère et Charles Cordier.
  242. Pauline Élise Delaroche, épouse de Charles Latham.
  243. Félicie Berchère, épouse de Charles Cordier, a accouché en mai 1852.
  244. Michel Delaroche, frère d'Alphonsine Delaroche-Duméril.
  245. Caroline Duméril et Adèle Duméril, petites-nièces de Michel Delaroche.
  246. Marie Duval, épouse de Charles Criès.
  247. Alexandre Duval, époux d’Emérancienne Machart.
  248. Gabrielle Criès.
  249. Émilie Delaroche, épouse d’Adrien Joseph Gastambide.
  250. Octavie Say, épouse de Charles Edmond Raoul-Duval.
  251. Lucy Raoul-Duval épouse Louis Sautter.
  252. Émile Cumont.
  253. Jean Charles Cumont.
  254. Irma de Craecker, épouse de Charles Alexandre Valérie Cumont.
  255. Adèle De Boë, décédée en 1841.
  256. Montevideo, capitale de l'Uruguay.
  257. Rosita Basañez.
  258. Émile Cumont et Florence Van der Noot de Vrecken.
  259. Voir ci-dessus le 20 mars 1853.
  260. Félicité Duméril, épouse de Jules Martin.
  261. Lire : Camille Bouchet.
  262. Félicité Duméril, épouse Duméril, et ses enfants Caroline et Léon.
  263. Marie Delaroche, fille de Céline Oberkampf et Henri Delaroche.
  264. Henri Leurs, associé de Constant Duméril.
  265. Flore Maressal, veuve d’Augustin Duval.
  266. Émile Blanche (1828-1893), aliéniste, qui succède à son père, Esprit Blanche (1796-1852), dans la maison de santé.
  267. Félicie Berchère, épouse de Charles Cordier.
  268. Charles Ferdinand Eugène Dumont de Sainte-Croix (1816-1897).
  269. Louise Courtier, veuve d'Hippolyte Jean Charles Fiacre.   
  270. Rosalie Rey, veuve de Charles Dumont de Sainte-Croix (1758-1830).
  271. Émile Perrodon (veuf  de Zoé Dumont de Sainte-Croix).
  272. Caroline Bourgeois, fille d’Hippolyte Bourgeois et Octavie Duval.
  273. Marie Bourgeois, qui a épousé en 1850 Charles Joseph de Wazières.
  274. Frédéric Raoul (né en 1851) et Marie Thérèse Jeanne de Wazières (née en 1852).
  275. Maria Berchère.
  276. Olympe Duméril, veuve de François Berchère et épouse de Jacques Christophe Ditandy.
  277. Giuseppe Devers.
  278. Lucy Raoul-Duval, épouse de Louis Sautter.
  279. Caroline et Léon, enfants de Félicité Duméril.
  280. La famille de Jules Desnoyers.
  281. Étienne Bodin.
  282. Stylite Pontas-Duméril épouse Eugène Le Bas de Courmont le 24 septembre 1854.
  283. Charles Auguste Duméril, époux d'Alexandrine Brémontier et père de 4 enfants.
  284. Adrien Joseph Gastambide.

Notice bibliographique

D'après une transcription de l’original transmise par M. Xavier Soleil.

Annexe

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Pour citer cette page

« 1843-1869 - Journal d’Auguste Duméril », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), URI: https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=1843-1869_-_Journal_d%E2%80%99Auguste_Dum%C3%A9ril&oldid=58228 (accédée le 7 décembre 2022).

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