Bibron, Georges (1805-1848) et sa femme Jeanne Belloc (1811-1889)

De Une correspondance familiale

Remarque 1 : Georges Bibron (forme internationale adoptée par la BNF) est quelquefois prénommé Gabriel (Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle de Pierre Larousse, Dictionnaire universel des contemporains de Vapereau, etc.)

Remarque 2 : certaines sources (Bénézit) font de Jeanne Bibron la fille et non la sœur du peintre Jean Hilaire Belloc.

Georges Bibron, zoologiste, est aide-naturaliste d’André Marie Constant Duméril, qui le cite dans ses lettres des années 1840 (« tu peux dire à Bibron… »).

Georges Bibron est le fils d’Antoine Bibron (vers 1781-1857), qui loge au Muséum où il travaille comme portier (concierge) de la ménagerie. Antoine Bibron et son épouse Magdeleine Anne Rousseau ont 3 enfants :

Georges [Gabriel] Bibron, zoologiste (1805-1848)

Louise Elisabeth Bibron, lingère (1808-1872). Cette « Mademoiselle Bibron » est citée dans les années 1850 dans l’entourage parisien des Desnoyers et des Duméril.

François Alphonse Bibron (1815-1818)

Georges Bibron prend goût à histoire naturelle au Jardin des Plantes où son père est employé. Il est chargé par le Muséum de missions en Italie, Angleterre et Hollande, pour constituer des collections de vertébrés ; il rencontre de nombreux collègues étrangers. En 1832 il devient l'assistant d’André Marie Constant Duméril, qui le charge de la description des espèces nouvelles qui figurent dans l’ouvrage publié sous leurs deux noms : Erpétologie générale, ou Histoire naturelle complète des reptiles, Paris, Roret, 1834-1854, 11 volumes dont 1 de planches.

Bibron participe également à la publication de l’Expédition scientifique de Morée sous la direction de Isidore Geoffroy Saint-Hilaire et Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Paris, F.-G. Levrault, 1832 ; à celle du Voyage dans l'Amérique méridionale, d’Alcide d'Orbigny, Paris, Pitois-Levrault, 1835 (tome consacré aux Reptiles) ; et à celle de l’Histoire physique, politique et naturelle de l'île de Cuba, de Ramón de la Sagra, Paris, 1842-1843.

En avril 1826, il se marie avec sa cousine Louise Rousseau (1805-0840). En secondes noces, le 10 février 1842, il épouse Jeanne Belloc (1811-1889). Atteint de tuberculose, il abandonne ses fonctions en 1845. Il meurt à St-Alban (Loire) le 27 mars 1848, à 42 ans, au retour d’une cure dans les Pyrénées, « entouré des soins les plus admirables de sa femme et de sa sœur » précise Auguste Duméril dans son journal.

Jeanne Belloc est la fille de Hilaire Belloc et Jeanne Henriette de Belzunce. Le couple Belloc-Belzunce a 4 enfants :

1- Jean Hilaire Belloc (1786-1866) peintre d’histoire et portraitiste, est directeur de l’Ecole royale spéciale de dessin, sculpture et architecture (à l’École nationale des arts décoratifs) de 1832 à 1866. Charles Cordier fréquente cette école en 1844 et reste en relations avec Belloc. On peut voir de Belloc au Louvre (et sur le catalogue en ligne des collections des musées de France « Joconde ») un « Portrait de Mme Belloc et sa fille » – avec, dans le fond, le peintre lui-même (1831) et à Rochefort un portrait de Mme de Mirbel. En 1821, il épouse Louise Swanton (1796-1881), femme de lettres, fondatrice de périodiques pour enfants, traductrice de Maria Edgeworth, Dickens, Lord Byron et, en 1853,de La Case de l'oncle Tom d’Harriet Beecher Stowe. Le couple Belloc-Swanton a 3 enfants :

Louise Belloc (1822-1895), élève de son père, expose au Salon des portraits en miniature à partir de 1845. Elle épouse M. Redelsperger ; ils ont au moins un fils, Jacques Charles Louis Emile Redelsperger (1847-1930)

Lili Belloc (1828-1897)

Louis Swanton Belloc (1831-1872), père de l'écrivain anglais (naturalisé en 1902) Hilaire Belloc (1870-1953).

2- Mélanie Belloc (1790-1877)

3- Aline Belloc(1793-1872), épouse M. Habert en 1816

4- Jeanne Belloc (1811-1889), épouse de Georges Bibron. Jeanne (ou Jenny) Belloc, élève de son frère, est peintre miniaturiste de genre et de portraits et lithographe. Elle débute au Salon de 1835 et continue d’exposer jusqu’en 1868 ; elle expose également à Londres (1871). Elle s’occupe de l’enseignement du dessin.

(Voir la monographie sur les autres artistes mentionnés dans les lettres)



Pour citer cette page

« Bibron, Georges (1805-1848) et sa femme Jeanne Belloc (1811-1889) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), URI: https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Bibron,_Georges_(1805-1848)_et_sa_femme_Jeanne_Belloc_(1811-1889)&oldid=41599 (accédée le 7 juillet 2022).

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