Une famille bourgeoise : les Duméril-Mertzdorff-Froissart

De Une correspondance familiale

Les premières lettres présentées sont écrites par André Marie Constant Duméril (1774-1860) en 1791. Il est alors étudiant à Rouen ; il est ensuite retenu comme « élève de la patrie » (1795) et poursuit sa carrière à Paris. Doué et ambitieux, il devient médecin naturaliste, exerce des fonctions d’enseignement et de recherche à l’Ecole de médecine et au Muséum d’histoire naturelle où il occupe une chaire jusqu’à sa mort en 1860. Ses parents (Jean Charles François Duméril, magistrat, et Rosalie Duval) résident à Amiens. Il épouse en 1806 une jeune veuve, Alphonsine Delaroche, liée aux milieux intellectuels et des affaires genevois. Leur fils aîné Louis Daniel Constant Duméril devient négociant tandis que le second, Auguste Duméril, suit les traces de son père.

Caroline, petite-fille d’André Marie Constant Duméril, épouse en 1858 Charles Mertzdorff (1818-1883), industriel du blanchiment des tissus à Vieux-Thann en Alsace. Ils ont deux filles, Marie et Emilie, avant que Caroline ne meure (1862). Une cellule familiale se reconstitue autour de Charles Mertzdorff et sa seconde épouse, Eugénie Desnoyers, elle aussi issue du monde des savants du Jardin des plantes de Paris.

En 1880 Marie Mertzdorff épouse Marcel de Fréville, conseiller à la Cour des comptes ; en 1883 sa sœur Émilie Mertzdorff épouse Damas Froissart, officier d’artillerie et propriétaire foncier dans le nord de la France à Campagne-lès-Hesdin.

Autour de ce noyau familial se tisse un réseau serré de relations, dont se fait l’écho une correspondance soigneusement tenue et préservée au fil des générations.

Pour citer cette page

« Une famille bourgeoise : les Duméril-Mertzdorff-Froissart », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), URI: https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Une_famille_bourgeoise_:_les_Dum%C3%A9ril-Mertzdorff-Froissart&oldid=53476 (accédée le 7 juillet 2022).

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