Trochu, Louis Jules (1815-1896)

De Une correspondance familiale

Dans leurs échanges pendant la guerre de 1870 Charles Mertzdorff et son épouse Eugénie Desnoyers citent les noms de certains acteurs du conflit, militaires et hommes politiques : Bazaine, Canrobert, Changarnier, Chevreau, Palikao, Douai, Frossard, Mac Mahon, Napoléon III, très critiqué, Ollivier, Trochu, etc.

Après des études à Saint-Cyr, Louis Jules Trochu sert en Algérie. Pendant la guerre de Crimée il est blessé à Sébastopol (1855). Lors de la campagne d'Italie il participe aux batailles de Magenta et Solférino (1859). Il obtient le grade de général en 1866. Inspecteur de l'infanterie il décrit l'impréparation de l'armée française dans un livre, L'Armée française en 1867 (Paris, Amyot, 1867, 300 pages), ce qui entraîne sa disgrâce. Plutôt orléaniste, peu favorable au régime impérial, sa popularité le fait pourtant nommer gouverneur de Paris le 17 août 1870, après les premières défaites. Eugénie Desnoyers se fait l’écho, le 18 août, de cette popularité : « Quant à Paris la nomination du général Trochu est bonne, sa proclamation sera bien accueillie et la réforme militaire est tout à fait de saison ».

Le 4 septembre 1870, après la capitulation de Sedan, Trochu devient président du gouvernement de la Défense nationale. Il se maintient malgré des manifestations populaires contre son inaction, mais après la désastreuse sortie des murs de Paris pour la bataille de Buzenval, Trochu doit démissionner (22 janvier 1871). Il abandonne la politique en 1872.



Pour citer cette page

« Trochu, Louis Jules (1815-1896) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), URI: https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Trochu,_Louis_Jules_(1815-1896)&oldid=42354 (accédée le 7 décembre 2022).

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