Jeudi 16 octobre 1913

De Une correspondance familiale



Lettre de Damas Froissart (Brunehautpré), au dos de la lettre précédente, à ses fils Pierre et Louis Froissart (Paris)


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Brunehautpré le 16 Octobre 13

Mes Chers fils,

La contre-partie de cette lettre était la facture d’une barrique de vin Rouge Saint-Émilion 1911, d’une ½ barrique de vin blanc graves 1908, qui vous sont expédiés de Montagne (Gironde) par M. J. Laporte, le marchand des Guy[1], à votre adresse. Faites-leur bon accueil et quand ce vin aura 10 jours de cave environ, faites mettre en bouteille. S’il n’y a pas de chantier pour les 2 pièces achetez un chantier. Il faut [prévoir] la pose assez haut pour que le tirage puisse se faire.

J’aurais appris avec intérêt (votre mine le sait peut-être) que nos chèques vous sont arrivés et que vous n’avez pas laissé passer la date du 25 sans payer votre loyer ??

Je viens de passer 2 heures à chercher, ici, dans mes tiroirs et armoires, un dossier concernant notre propriété de Saint-Nicolas-lès-Arras et ma correspondance avec M. Bécu[2] notaire au sujet de la vente de parcelles avec plan à l’appui et peut-être la copie [d’un plan] avec acte de vente. Il  y a de nouveaux amateurs.

Je présume que ce dossier est resté à Paris dans le cartonnier ou dans mon bureau. Si vous le trouvez dans le cartonnier, (peut-être parmi les titres de propriétés), envoyez-moi, de ce dossier, les pièces relatives à ces ventes partielles faites depuis 2 ans. Je crois le cartonnier grand ouvert. à tout hasard je vous en envoie la clef. Si vous ne trouvez pas je ne serai pas inconsolable.

Defoort[3] me dit que, avec les caisses vides qui sont dans notre cave, vous pourriez facilement constituer le support nécessaire pour recevoir les pièces de vin. On travaille depuis 10 jours à réparer ici nos 2 autos ! Votre mère[4] espère voir arriver la grande auto demain pour la ramener d’Aire[5] (via Hazebrouck[6]). L’auto rouge était réparée il y a 6 jours : voilà le radiateur abîmé par des boulons ou autres aspérités que le ventilateur a entraîné en se démolissant lui-même avant-hier avec Jacques[7].

Notes

  1. Guy Colmet Daâge et son épouse Madeleine Froissart.
  2. Probablement François Bécu, notaire à Arras.
  3. Georges Defoort, employé chez les Froissart.
  4. Émilie Mertzdorff, épouse de Damas Froissart.
  5. Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais) où Émilie Mertzdorff-Froissart fait une retraite.
  6. Hazebrouck où habite sa fille Lucie Froissart, épouse d'Henri Degroote.
  7. Jacques Froissart.

Notice bibliographique

D’après l’original.


Pour citer cette page

« Jeudi 16 octobre 1913. Lettre de Damas Froissart (Brunehautpré), au dos de la lettre précédente, à ses fils Pierre et Louis Froissart (Paris) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Jeudi_16_octobre_1913&oldid=56180 (accédée le 7 août 2022).

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