Jeudi 11 septembre 1817

De Une correspondance familiale

Lettre d’André Marie Constant Duméril (Paris) à son père François Jean Charles Duméril (Amiens)

Original de la lettre 1817-09-11-page1.jpg Original de la lettre 1817-09-11-page2.jpg Original de la lettre 1817-09-11-adresse.jpg


n° 242

Paris le onze Septembre 1817

C. DUMERIL, Membre de l’Académie Royale des Sciences de l’Institut, Professeur de la Faculté de Médecine et Secrétaire de la Société établie dans son sein, Médecin en chef de la Maison Royale de Santé, Président des Jurys de Médecine, etc. [1]

Mon cher père, je viens d’écrire à Duval[2] à Lille quoique j’aie su par votre lettre qu’il était instruit de l’époque de notre séjour à amiens au moment de son départ. mais j’ai été très reconnaissant de sa prévenance et j’ai dû l’en remercier.

mon petit Auguste est très bien. je suis allé hier le voir à Sceaux avec sa grande-maman delaRoche[3] et sa tante[4]. je l’y avais conduit Dimanche dernier et il y a continué de se très bien porter.

nous ferons en sorte d’arriver de bonne heure le 23 en partant dans la nuit du 22. il est très probable que je conduirai monsieur jules cloquet ou dans le cas très incertain qu’il ne le puisse pas à cause d’une légère indisposition de sa femme[5], j’emmènerais alors l’un de mes internes à la maison Royale desanté qui est un aimable et très instruit jeune homme qui se nomme Rayer. au reste nous vous écrirons de nouveau. je ne voulais vous écrire aujourd’hui que pour vous donner des nouvelles de mon petit Auguste. ma femme[6] m’a chargé de toutes ses amitiés pour les exprimer dans ma lettre de sa part. nous prions ma sœur[7] d’arranger les choses pour le mieux : mais je crois que si cela ne dérange pas trop nous serions mieux ma femme et moi chez Duval. j’embrasse tendrement toute la famille.

Votre tout dévoué fils.

C. Duméril


Notes

  1. L’en-tête est imprimé.
  2. Augustin Duval, conseiller à la cour d’Amiens, cousin d’AMC Duméril.
  3. Marie Castanet, veuve de Daniel Delaroche.
  4. Elisabeth Castanet, sœur de Marie, grand-tante d’Auguste Duméril.
  5. Juliette Lebreton.
  6. Alphonsine Delaroche.
  7. Reine Duméril.

Notice bibliographique

D’après l’original (il existe également une copie dans le livre des Lettres de Monsieur Constant Duméril, 3ème volume, p. 157-158)

Annexe

A Monsieur

Monsieur Duméril père, ancien magistrat

Petite rue Saint Rémy, n° 4

A Amiens

Pour citer cette page

« Jeudi 11 septembre 1817. Lettre d’André Marie Constant Duméril (Paris) à son père François Jean Charles Duméril (Amiens) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Jeudi_11_septembre_1817&oldid=39790 (accédée le 27 septembre 2022).

D'autres formats de citation sont disponibles sur la page page dédiée.