Orfila, Mathieu Joseph Bonaventure (1787-1853) et ses proches

De Une correspondance familiale

Mathieu Joseph Bonaventure Orfila, doyen de la faculté de médecine de 1831 à 1848, appartient au cercle des relations d’André Marie Constant Duméril.

Après des études de médecine en Espagne, Mathieu Joseph Bonaventure Orfila étudie la chimie et la minéralogie à Paris (1807) sous la direction de Louis Nicolas Vauquelin et Louis Jacques Thénard et fréquente les cours du Muséum d'Histoire Naturelle. Il soutient sa thèse de médecine en 1811, continuant ses activités d’enseignement ; ses cours de chimie et de toxicologie sont très suivis. Naturalisé français (1818), Orfila est nommé professeur de médecine légale à la Faculté de Médecine de Paris (1819) puis de chimie médicale en remplacement de Vauquelin (1823) ; il en devient le doyen en 1831, et jusqu’en 1848 modernise l’institution. Il crée en 1835 le Musée d’anatomie pathologique puis en 1845 un Musée d’anatomie comparée (André Marie Constant Duméril fait sans doute allusion au projet dans une lettre du 17 septembre 1844).

Il est membre correspondant de l'Académie des sciences (1815) et membre de l'Académie de médecine (1820) ; il est nommé membre du Conseil général des hospices (1832). En 1834, il est élu membre du Conseil municipal et du Conseil général de la Seine. Il est écarté de l’enseignement en 1848, après une expertise contestée. Il a publié de nombreux ouvrages et articles sur la toxicologie médico-légale.

Mathieu Joseph Bonaventure Orfila épouse en 1815 Anne Gabrielle Lesueur (1793-1864), fille du sculpteur Jacques Philippe Lesueur. Ils ont un fils, Antoine François Pierre Henri Orfila (1823-1863), célibataire.

Mathieu Joseph Bonaventure Orfila a un frère, Antonio Orfila (né en 1796) qui, avec son épouse Julia Macia (†1833) a un fils (Innocent) Augustin Félix Orfila, né en 1827 à Madrid, décédé à Langeais en 1911. Augustin Félix Orfila, Docteur en médecine (thèse : De l'élimination des poisons, Paris, 1852), professeur agrégé de la faculté de médecine de Paris, est élevé comme un fils par son oncle Mathieu Joseph Bonaventure Orfila.

Augustin Félix Orfila épouse en 1852, à Montpellier, Stéphanie (Françoise Amica) Bérard (1830-1895), fille de Jacques Étienne Bérard et Madeleine Anaïs Combres. Ils ont une fille, Paule Anne Gabrielle Orfila (1859-1947).

|Voir : Paul Busquet, « Orfila (Matheo-José-Bonaventure) », Les Biographies médicales, avril 1928, p. 245-260 ; Amédée Fayol, La Vie et l'Œuvre d'Orfila, 1930 ; renseignements familiaux communiqués par Jean-Claude Féray.]



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« Orfila, Mathieu Joseph Bonaventure (1787-1853) et ses proches », Une correspondance familiale (D. Poublan et C. Dauphin eds.), URI: https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Orfila,_Mathieu_Joseph_Bonaventure_(1787-1853)_et_ses_proches&oldid=59600 (accédée le 22 juin 2024).

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