Lapostolle, Alexandre Ferdinand Léonce (1749-1831)

De Une correspondance familiale

André Marie Constant Duméril mentionne Lapostolle une première fois en 1794, comme commissionnaire entre Rouen et Amiens ; et bien plus tard (1817) il rapporte à ses parents une ennuyeuse conférence sur les paragrêles présentée à l’Institut. Ce maître-apothicaire est pourtant une figure importante du monde scientifique à Amiens – et son Traité des parafoudres et paragrêles en cordes de paille est publié plusieurs fois après cette peu convaincante conférence (1820,1826).

Lapostolle étudie à Maubeuge, sa ville natale, et à Paris, avant de se fixer à Amiens (1773) où il devient « apothicaire du Roy » (1786). Il se passionne pour la chimie et donne à partir de 1777 des conférences de vulgarisation à la Société Industrielle et à la Société d’horticulture de la ville, soutenu par les représentants du pouvoir royal[1]. Parmi ses collaborateurs et auditeurs : Dejean, Roland De La Platière alors Inspecteur des manufactures, et Mme Roland. Il fait venir Parmentier pour donner des cours.

Il est appelé à exercer de nombreuses responsabilités : vice-consul d’Espagne pour les affaires commerciales ; agent inspecteur dans les départements de la Somme, de la Seine inférieure, de l’Oise et du Pas-de-Calais pour perfectionner la fabrication du salpêtre ; membre de la commission des poids et mesures, etc. Avec Salleron et Deneux, il enseigne à l’Ecole de médecine d’Amiens (1809).

Notes

  1. La Bibliothèque interuniversitaire médicale de Paris conserve le manuscrit d’un cours de chimie donné en 1777 à Amiens avec Dhervillez.



Pour citer cette page

« Lapostolle, Alexandre Ferdinand Léonce (1749-1831) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), URI: https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Lapostolle,_Alexandre_Ferdinand_L%C3%A9once_(1749-1831)&oldid=41994 (accédée le 2 février 2023).

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