Conseil supérieur de l’Instruction publique

De Une correspondance familiale



Henri Milne-Edwards puis son fils Alphonse Milne-Edwards font partie du Conseil supérieur de l'instruction publique.

Le Conseil supérieur de l'instruction publique remplace en 1850 (loi Falloux) le Conseil royal de l'Université créé en 1845. Le conseil a un rôle consultatif sur tous les projets de texte et toutes les questions concernant l'enseignement. Il tranche les affaires contentieuses relatives à l'obtention des grades, aux concours devant les facultés, à l'ouverture des écoles libres, au droit d'enseigner, aux poursuites dirigées contre les membres de l'instruction secondaire publique, les instituteurs primaires, publics ou libre. La section permanente répond aux demandes du ministre concernant les membres du corps enseignant.

La composition et la désignation des membres du Conseil supérieur de l'instruction publique sont modifiées plusieurs fois. Peu à peu les représentants des religions et de l’État sont écartés pour recentrer le Conseil sur les enseignants. Il est ainsi modifié :

- en 1852 par Fortoul

- en 1873 après la chute du second empire. Le Conseil est en particulier consulté sur l'avancement des fonctionnaires et enseignants. Henri Milne-Edwards en fait partie et y consacre temps et énergie (lettres du 6 novembre 1875 et du 22 décembre 1875). Voir ci-dessous l'organigramme du Conseil tiré de l’Almanach national de 1873.

- en 1880 par Jules Ferry, qui lui assigne une « mission pédagogique » : le Conseil doit « perfectionner l'enseignement national ». Sa composition donne ainsi une très large place à des membres élus, pour quatre ans, par les enseignants, 21 pour l'enseignement supérieur, 10 pour l'enseignement secondaire, 6 pour l'enseignement primaire. Il compte en particulier cinq membres de l'Institut et un professeur du Muséum, élus par leurs collègues, et quatre membres de l'enseignement libre, nommés par le président de la République. Alphonse Milne-Edwards, le fils d'Henri, participe à ses travaux (lettre du lundi 17 juillet 1893).

La date et la durée de chaque session sont fixées par un arrêté ministériel, qui est publié au Journal officiel huit jours au moins avant l'ouverture de la session.

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Organigramme du Conseil tiré de l’Almanach national de 1873, pages 167-169 [source : https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/NP/FRAN_NP_051305]

M. Batbie, membre de l’Assemblée nationale, ministre de l’Instruction publique, des cultes et des beaux-arts, président du conseil.

M. Dumas, membre de l’Institut de France, vice-président.

M. Patin, doyen de la faculté des lettres de Paris, vice-président.

M. Ravaisson, inspecteur général de l’Instruction publique, secrétaire.

M. De Montesquiou, conseiller d’État.

M. Andral, conseiller d’État.

M. De Gaillard, conseiller d’État.

Le général d’Outrelaine.

L’amiral de Cornulier-Lucinière.

L’archevêque de Paris.

Le cardinal archevêque de Rouen.

L’évêque d’Orléans.

L’évêque d’Angers.

M. Sardinous, doyen de la faculté de théologie protestante de Montauban.

M. Fallot, pasteur de l’Église de la confession d’Augsbourg.

M. Isidor, grand rabbin de France, membre du consistoire israélite.

M. Devienne, premier président de la Cour de cassation.

M. Renouard, procureur général auprès de la même cour.

M. D. Nisard, membre de l’Institut (Académie française).

M. Giraud, membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques).

M. Egger, membre de l’Institut (Académie des inscriptions et belles lettres).

M. Delaborde, membre de l’Institut (Académie des beaux-arts).

M. Laboulaye, administrateur du Collège de France.

M. Wurtz, doyen de la faculté de médecine de Paris.

M. Milne Edwards, doyen de la faculté des sciences de Paris.

M. Barth, membre de l’Académie de médecine.

M. Feray d’Essonnes, membre du conseil supérieur du commerce, de l’agriculture et de l’industrie (Industrie).

M. Galos, membre du même conseil (Commerce).

M. Martel, membre du même conseil (Agriculture).

M. Faye, inspecteur général de l’instruction publique.

M. Balard, inspecteur général de l’instruction publique.

M. Demolombe, doyen de la faculté de droit de Caen.

M. Valette, professeur à la faculté de droit de Paris.

M. Bouisson, doyen de la faculté de médecine de Montpellier.

M. Wallon, professeur à la faculté des lettres de Paris.

M. Chevreul, directeur du Muséum d’histoire naturelle.

Le frère Joseph, directeur d’une école commerciale à Paris.

M. Dubief, directeur de l’école préparatoire de Sainte-Barbe.

L’abbé Bourgeois, directeur de l’école secondaire libre de Pontlevoy.

M. Aubert, président de l’association des chefs d’Institutions de la Seine, de Seine et Marne et de Seine et Oise.

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Pour citer cette page

« Conseil supérieur de l’Instruction publique », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), URI: https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%E2%80%99Instruction_publique&oldid=51973 (accédée le 7 octobre 2022).

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