Vendredi, mars 1873 (B)

De Une correspondance familiale

Lettre de Marie Mertzdorff (Paris) à son père Charles Mertzdorff (Vieux-Thann)


Cher petit père[1],

Quelques mots seulement sur la lettre de tante[2] pour te dire que nous ne t'avons pas oublié et que nous t'embrassons bien. J'ai reçu ta bonne lettre et t'en remercie mille fois. Émilie[3] a un peu mal à la tête du côté gauche tu sais comme elle a quelquefois. Je pense que ce ne sera rien et comme elle a une grosse dent qui montre sa tête nous l'attribuons à cela.

Hier Henriette[4] est venue elle a été très gentille elle est restée quelque temps ici puis nous l'avons reconduite et avons été rue Oudinot à l'orphelinat maintenant je vais aller avec tante à un sermon à Notre-Dame. Comme Émilie avait son catéchisme nous avons déjeuné chez bonne-maman[5] qui va mieux.

Adieu petit papa tante me presse je ne croyais pas qu'il fut si tard Mille baisers de tes deux petites filles qui se réjouissent bien de te revoir Adieu, à Dimanche nous ne t'écrirons plus.

ta petite fille

Marie Mertzdorff

Amitiés de tout le monde et à tout le monde.


Notes

  1. Cette lettre sur papier deuil est dans la même enveloppe que la précédente.
  2. Aglaé Desnoyers, épouse d’Alphonse Milne-Edwards.
  3. Émilie Mertzdorff.
  4. Henriette Baudrillart.
  5. Jeanne Target, épouse de Jules Desnoyers.

Notice bibliographique

D’après l’original

Pour citer cette page

« Vendredi, mars 1873 (B). Lettre de Marie Mertzdorff (Paris) à son père Charles Mertzdorff (Vieux-Thann) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Vendredi,_mars_1873_(B)&oldid=57003 (accédée le 3 février 2023).

D'autres formats de citation sont disponibles sur la page page dédiée.