Mercredi 4 octobre 1820

De Une correspondance familiale

Lettre d’Alphonsine Delaroche (Sceaux) à son mari André Marie Constant Duméril (Paris)

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253 H

4 Octobre 1820

Mon bon ami, tu auras eu de nos nouvelles hier par bonne amie[1] qui, à mon grand regret, a un temps bien froid pour son petit séjour à Epinay, au reste on lui saura d’autant plus de gré d’y être allée et je suis persuadée que M. et Mme Bodard le lui témoigneront. Que seras-tu devenu ces jours-ci, où auras-tu dîné, sais-tu bien te garantir du froid dans ton cabriolet et chez toi ; peut-être devrais-tu faire mettre de plus à ton lit une petite couverture de laine qui est sur le lit d’Auguste[2] et puis demander qu’on te donne une bouteille tous les soirs. J’espère que tu trouves du feu au salon en rentrant pour déjeuner. Mlle de Carondelet t’aura dit que je te priais d’inviter M. Rayer pour samedi prochain, nous l’avons eu une fois tout seul. je serais bien aise de l'avoir une fois avec quelques personnes qu'il aura du plaisir à rencontrer.

Nous comptons toujours sur toi pour demain avec mon cousin Say[3]. peut-être arriverez-vous assez tôt pour faire une petite promenade.

Veux-tu bien dire à Louis[4] de porter ce billet à son adresse ; je te prie de donner ce petit papier à Louise. Adieu mon bon ami, j’espère que tu penses souvent à moi, je t’embrasse bien tendrement.

Si tu veux mettre des bas de laine, Louise en trouverait dans le bas de l’armoire au linge, ils sont dans un paquet qui a une étiquette qui les indique, mais je crois bien qu’il faudrait qu’ils fussent visités par Catherine. Louise pourrait toujours en visiter une paire en attendant.


Notes

  1. Suzanne de Carondelet.
  2. Auguste Duméril, leur fils.
  3. Probablement Louis Say.
  4. Louis, Louise et Catherine, domestiques chez les Duméril.

Notice bibliographique

D’après l’original (il existe également une copie dans le livre des Lettres de Madame Duméril Delaroche à son mari, p. 19-20)

Annexe

A Monsieur Duméril, professeur à l’Ecole deMédecine

Rue du Faubourg Poissonnière, n°3

A Paris

Pour citer cette page

« Mercredi 4 octobre 1820. Lettre d’Alphonsine Delaroche (Sceaux) à son mari André Marie Constant Duméril (Paris) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Mercredi_4_octobre_1820&oldid=35202 (accédée le 14 août 2022).

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