Mercredi 22 octobre 1817

De Une correspondance familiale


Lettre d’Alphonsine Delaroche (Paris) à son mari André Marie Constant Duméril (Laon)


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243 D

Mercredi 22 Octobre 1817

Les visites m’ont pris absolument tout mon temps jusques à ce moment-ci mon bon ami, cela fait que je suis encore obligée de t’écrire extrêmement à la hâte. Notre cher petit[1] reste dans le même état, la fièvre est continue, et avec du redoublement dans la matinée et le soir, cependant aujourd’hui le redoublement ne parait aussi fort qu’hier et n’est pas accompagné de rougeurs au visage comme il le fut hier à cette heure-ci, il se plaint toujours d’un peu de douleur à la poitrine et de mal à la tête, mais ne parait pourtant pas éprouver de douleurs bien vives. M. Guersant vient deux fois par jour mais il ne parait pas du tout inquiet de cette fièvre, croit que c’est catarrhal (d’autant que le petit tousse un peu) et n’ordonne que de le faire boire souvent. Le ventre reste libre. Il n’est point continuellement assoupi et parle de temps en temps de différentes choses qui prouvent bien qu’il n’y a pas d’embrouillamini dans ses idées. sa nuit a été fort tranquille.

Je viens de recevoir ta bonne lettre dont je te remercie infiniment. Je jouis de voir que tu es très bien.

Je te préviens d’avance que je t’écrirai à Soissons chez M. Missan, cela fait que si tu passes dans cette ville à une heure où il soit permis de se présenter chez les gens, tu auras de nos nouvelles une fois de plus.

Il faut que j’aille recevoir Mme Duméril de Valognes qui vient de paraître avec sa fille[2]. j’ai eu ce matin M. et Mme Hyppolite[3] et puis M. et Mme Frat.

Adieu mon cher et bon ami, je viens de recevoir de bonnes nouvelles de la bonne amie[4]. Ici le reste de la famille est bien. Je t'embrasse tendrement.


Notes

  1. Auguste Duméril.
  2. Désirée Marie Louise Ango, épouse de Jean Louis François Pontas-Duméril, et sa fille Ernestine Pontas-Duméril.
  3. Hippolyte Cloquet et sa jeune épouse Adèle Lœullier.
  4. Suzanne de Carondelet.

Notice bibliographique

D’après l’original (il existe également une copie dans le livre des Lettres de Madame Duméril Delaroche à son mari, p. 5-6)

Annexe

A Monsieur Duméril

Président des Jurys de Médecine

Chez Monsieur Lejeune, médecin à Laon

Département de l’Aisne

Pour citer cette page

« Mercredi 22 octobre 1817. Lettre d’Alphonsine Delaroche (Paris) à son mari André Marie Constant Duméril (Laon) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Mercredi_22_octobre_1817&oldid=43034 (accédée le 18 août 2022).

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