Mercredi 18 août 1819

De Une correspondance familiale

Lettre d’Alphonsine Delaroche (Sceaux) à son mari André Marie Constant Duméril (Paris)

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253 D[1]

mercredi 18 Août

Eh ! bien mon bon ami, notre Auguste est tout rouge, l’éruption a paru ce matin elle a commencé par le visage et c’est là qu’elle est la plus forte ; Il transpire beaucoup, ce qui l’ennuie assez, parce qu’il se sent tout collé dans son lit, mais il prend cela raisonnablement, et sait qu’il faut que ce soit ainsi, cependant, moi, cela me tourmente pour lui et j’aimerais bien savoir s’il faut le laisser ainsi dans son jus, sans le changer de linge, et sans glisser sous lui un drap sec et chaud. il dit que c’est surtout à la tête qu’il a excessivement chaud, il se la sent un peu lourde et les jambes brisées, du reste il n’est pas souffrant, il avait assez bien dormi cette nuit, il a dormi un moment dans la journée. Nous nous en tenons pour boisson au tilleul et à l’eau sucrée. Il n’a pris aucune nourriture, s’il se sentait besoin, je lui donnerais une très petite tartine de confiture, Je ne sais si j’oserais lui donner une goutte de bouillon. Il me dit de te dire qu’il a éternué plusieurs fois, il tousse souvent. Voilà le narré de l’état où nous sommes, je t’envoie cette lettre par la voiture de quatre heures, je serais bien contente que tu puisses me répondre un mot par le commissionnaire qui te la portera, ta réponse me viendrait par la voiture de 8 heures du soir. faudrait-il lui faire boire autre chose que ce que je lui donne. Je viens de manquer la visite d’Etienne Gautier à qui Victoire[2] a pris sur elle de dire que j’étais sortie.

Je recommande pour demain la veilleuse, 2 draps fins et 2 draps de domestique, les petits gâteaux de chez Millot[3].


Notes

  1. Malgré l’indication épigraphique (253 D) qui situe cette lettre dans la série de l’année 1820, il semble qu’elle date de 1819, année où le 18 août est un mercredi.
  2. Victoire, domestique chez les Duméril.
  3. Il s’agit possiblement du confiseur Millelot, Passage des Panoramas et rue Neuve-Vivienne (mentionné dans l’Annuaire général du commerce, de l’industrie et de l’agriculture, 1838).

Notice bibliographique

D’après l’original.

Annexe

A Monsieur Duméril

Rue du Faubourg Poissonnière, n°3

A Paris.

Pour citer cette page

« Mercredi 18 août 1819. Lettre d’Alphonsine Delaroche (Sceaux) à son mari André Marie Constant Duméril (Paris) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Mercredi_18_ao%C3%BBt_1819&oldid=34977 (accédée le 19 août 2022).

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