Mardi 21 août 1821

De Une correspondance familiale

Lettre d’Alphonsine Delaroche (Sceaux) à son mari André Marie Constant Duméril (Paris)

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255 C

1821

mardi 21 Août

Mon bon ami

J’étais presque persuadée que je verrais arriver ma Tante[1] aujourd’hui pour dîner, mais je m’étais trompée, je pense qu’il est encore possible qu’elle arrive ce soir, ou peut-être se sera-t-elle décidée à attendre à jeudi, dans ce cas ce serait m’abandonner bien longtemps, mais je pense alors que je recevrai un mot d’elle ou de toi, qui me parlerait de cela. Mon temps se passe comme à l’ordinaire, et n’ai guère de moments de vide mais je sens pourtant que je ne suis pas faite pour vivre seule, et que les jeudi, samedi et dimanche, ont un grand charme de plus pour moi que les autres jours. J’ai passé des heures agréables avec ma bonne amie[2], qui est assez enrhumée et en est un peu mal à son aise mais j’espère que demain elle se sentira déjà bien mieux. Que fais-tu, toi mon bon ami, ces jours-ci et où auras-tu dîné hier et avant-hier. Je t’engage à aller au spectacle quand tu en as le temps. Il a fait terriblement chaud aujourd’hui et je pense que Constant[3] se sera délecté dans la rivière.

Dis je te prie à françoise de talonner Mme Thomas pour ma robe, et le cordonnier pour les souliers d’Auguste[4] car tous les siens sont en mauvais état. Son petit bobo derrière l’oreille continue je lui mets un petit linge la nuit, mais le jour les croûtes se reforment, je voudrais que tu m’apportasses une pommade qui pourrait guérir cela. Apporte-moi je te prie un melon jeudi si tu en trouves un à ta convenance.

Adieu mon cher bon ami, je t’embrasse tendrement et t’aime de même.

A.D.


Notes

  1. Elisabeth Castanet.
  2. Suzanne de Carondelet.
  3. Louis Daniel Constant Duméril, leur fils.
  4. Auguste Duméril, leur fils.

Notice bibliographique

D’après l’original (il existe également une copie dans le livre des Lettres de Madame Duméril Delaroche à son mari, p. 23-24)

Annexe

A Monsieur Duméril

Rue du Faubourg Poissonnière, n° 3

A Paris

Pour citer cette page

« Mardi 21 août 1821. Lettre d’Alphonsine Delaroche (Sceaux) à son mari André Marie Constant Duméril (Paris) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Mardi_21_ao%C3%BBt_1821&oldid=40825 (accédée le 18 août 2022).

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