Lundi 8 octobre 1877

De Une correspondance familiale

Lettre de Charles Mertzdorff (Vieux-Thann) à sa fille Marie Mertzdorff (Paris)

original de la lettre 1877-10-08 page 1.jpg original de la lettre 1877-10-08 pages 2-3.jpg


Ma chère Marie

Le train par lequel je suis rentré était presque vide, aussi étais-je seul dans un compartiment. Tu vois que je n’étais pas à plaindre aussi ai-je pas mal dormi jusqu’à chaumont ce qui était suffisant pour ne pas arriver fatigué ici. A 7 h ½ j’étais déjà rentré & assis devant une bonne tasse de café c’est charmant.
Léon[1] m’attendait à la gare & de bien bonne heure sa femme[2] est venue me voir.
Je t’écrivais lorsque mon Oncle Georges[3] est venu me demander de vos nouvelles & un peu causer de ce qui s’est passé ici pendant ces deux mois d’absence.
Ce matin il faisait bien froid cependant je n’en ai pas souffert : les voitures sont si bien fermées qu’une seule couverture me suffisait.
Je t’écris il est déjà 11h passé & je n’ai pas trouvé un moment pour la plus petite toilette et cependant lorsque je regarde mes mains elles en ont grand besoin.
J’attends M. Pulster[4] &...

Marie Duméril n’a pas mauvaise mine, elle dit qu’elle va bien. sa mère[5] est encore à Mulhouse, demain les 2 dernières voitures vont arriver ici & la dame avec, mais rien encore des 4 ou 6 voitures qui sont déjà dans la maison de l’Oncle n’est rangé ; je n’étais pas encore dans le jeune ménage & ne puis t’en parler.

Par le fait je n’ai encore rien fait avec toutes mes visites. & je voudrais encore faire mes comptes de voyage avant le dîner car après ce ne sera plus possible il faudra que je fasse un tour à la fabrique & au bureau.
Je pense prendre ma soirée de demain pour t’écrire plus au long. Pulster est ici

tout à toi
ChsMff
Lundi matin.


Notes

  1. Léon Duméril.
  2. Marie Stackler, épouse de Léon Duméril (« Marie Duméril »).
  3. Georges Heuchel.
  4. Henri Pulster, coiffeur.
  5. Marie Stéphanie Hertzog, veuve de Xavier Stackler.

Notice bibliographique

D’après l’original

Pour citer cette page

« Lundi 8 octobre 1877. Lettre de Charles Mertzdorff (Vieux-Thann) à sa fille Marie Mertzdorff (Paris) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Lundi_8_octobre_1877&oldid=40628 (accédée le 14 août 2022).

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