Owen, Richard (1804-1892)

De Une correspondance familiale

André Marie Constant Duméril en 1844 puis son fils Auguste Duméril en 1851 rencontrent ce paléontologue anglais à Londres. Ils s’émerveillent des collections qu’il leur présente et l’un et l’autre vantent son « amabilité », son « urbanité », mais surtout ses connaissances et sa « science ». André Marie Constant Duméril et Richard Owen semblent partager les mêmes idées sur la physiologie comparée des animaux vertébrés. Ils se sont probablement rencontrés d’abord à Paris, au Jardin des Plantes, où Richard Owen était invité aux « samedis de M. Cuvier » dans les années 1820 lors de ses passages dans la capitale.

Richard Owen termine ses études de médecine à Londres, où il exerce d'abord la chirurgie. Il se tourne bientôt vers la recherche, devient assistant du conservateur du musée du Collège royal de chirurgie et professeur de physiologie (1835), puis conservateur du musée (1849-1856). Il est nommé directeur de la section d'histoire naturelle du British Museum puis, jusqu'en 1884, du Natural History Museum qui en est issu. A la suite des travaux de Cuvier en paléontologie des vertébrés, il propose de nombreuses publications sur l’anatomie comparative et la zoologie, aussi bien des animaux vivants que des fossiles. Il décrit la structure des vertébrés comme une série de segments fondamentaux identiques, chacun modifié en fonction de sa position et de sa fonction. Owen fait partie des défenseurs du fixisme ; il ne manifeste pas une claire adhésion aux théories modernes sur l'évolution. Owen crée les premières sculptures grandeur nature réalistes de dinosaures, dont certaines sont montrées à l'exposition universelle de 1851.



Pour citer cette page

« Owen, Richard (1804-1892) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), URI: https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Owen,_Richard_(1804-1892)&oldid=42163 (accédée le 5 octobre 2022).

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