Clément-Thomas, Jacques Léon (1809-1871)

De Une correspondance familiale

Charles Mertzdorff rencontre Clément-Thomas chez les Kestner en 1868.

Jacques Léon Clément-Thomas, né en Gironde, est un sous-officier aux sympathies républicaines. Il est arrêté en 1835 pour avoir comploté contre la Monarchie de Juillet. Il collabore au journal Le National (1837). Favorable à la Deuxième République, il est élu député de la Gironde à l'Assemblée constituante (1848). Il échoue pour devenir député de l'Assemblée législative de 1849. Il s'oppose au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte (2 décembre 1851) et tente vainement de soulever la Gironde. Pendant le Second Empire, il s'exile en Belgique puis au Luxembourg. Il revient à Paris après la proclamation de la République le 4 septembre 1870. Le gouvernement de la Défense nationale le nomme commandant en chef de la Garde nationale de la Seine pendant le siège de Paris. Il démissionne en février 1871, après la désastreuse « sortie de Buzenval ». Reconnu alors qu’il repère les plans des barricades parisiennes, il est arrêté et fusillé (18 mars 1871).



Pour citer cette page

« Clément-Thomas, Jacques Léon (1809-1871) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), URI: https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Cl%C3%A9ment-Thomas,_Jacques_L%C3%A9on_(1809-1871)&oldid=41706 (accédée le 2 février 2023).

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