Montalivet, Jean Pierre Bachasson de (1766-1823)

De Une correspondance familiale

Montalivet apparaît dans les lettres comme « le ministre » [de l’Intérieur] dont dépendent des missions et nominations de André Marie Constant Duméril (octobre 1809-mars1814).

Originaire d'une famille ancienne du Dauphiné et destiné à la carrière des armes, il fait des études de droit à l’université de Valence. Conseiller au parlement de Grenoble de 1785 à 1790, il rencontre lors de ses séjours à Valence un jeune officier, Bonaparte, et les deux jeunes hommes se lient d'amitié, ce dont Napoléon se souviendra plus tard.

Favorable aux idées de la Révolution, il doit néanmoins s'engager dans l’armée d’Italie pour fuir la Terreur. Revenu à Valence, il est élu maire en 1795. Le Directoire le fait commissaire ordonnateur pour la Drôme. Après le 18 Brumaire, Bonaparte le nomme préfet de la Manche (avril 1801) puis, trois ans plus tard, préfet de Seine-et-Oise. Conseiller d’Etat, il est directeur de la Légion d’honneur, et est nommé le 5 mai 1806 à la direction générale des Ponts et Chaussées. Devenu ministre de l’Intérieur le 1er octobre 1809, il s’emploie au développement des voies de communication et à l'embellissement de Paris (Arc de Triomphe, Palais Brongniart, fontaines publiques). En tant que ministre de l’Intérieur, il nomme en 1810 les cinq membres de la Commission (André Marie Constant Duméril, Portal, Menuret, Chaussier, Deyeux) qui doit examiner les « remèdes secrets ».

Il est Intendant de la couronne pendant les Cent-Jours, puis, sous la Restauration, se retire sur ses terres.



Pour citer cette page

« Montalivet, Jean Pierre Bachasson de (1766-1823) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), URI: https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Montalivet,_Jean_Pierre_Bachasson_de_(1766-1823)&oldid=42122 (accédée le 26 juin 2022).

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