Corvisart, Jean Nicolas des Marets (1755-1821)

De Une correspondance familiale

André Marie Constant Duméril cite Corvisart parmi ses professeurs à l’École de Santé en 1795. Il y enseigne la clinique interne. S’il publie peu, Corvisart a un rôle important dans l’enseignement d’une nouvelle médecine fondée sur l’observation du malade et le raisonnement. Par les fonctions qu’il occupe ensuite (médecin de Napoléon 1er), il devient un proche du pouvoir. André Marie Constant Duméril mentionne le soutien qu’il reçoit de lui (1812-1813).

Corvisart appartient à une famille de gentilshommes campagnards des Ardennes comptant des magistrats et des chirurgiens. Dirigé vers des études de droit par son père procureur au Parlement de Paris, il choisit la médecine. Docteur-régent (1782), il suit la visite de Desault dans le service de chirurgie de la Charité. Il est nommé médecin des pauvres de la paroisse Saint-Sulpice (1783) puis médecin à l’hôpital de la Charité (1786), auprès de Boyer et Dubois. A la Faculté de médecine, il occupe la chaire de pathologie (1786), puis d’obstétrique, de physiologie (1787) et de pharmacie (1788).

Au moment de la Révolution, il abandonne définitivement la particule de son nom. Il enseigne à l’Ecole de santé (1795) et occupe la chaire de médecine du Collège de France (1796). Sous le Consulat, sa clientèle est florissante ; sur proposition de Chaptal il devient « médecin du gouvernement » (1801) puis Premier Médecin de l’Empereur (1804) ; à ce titre, il choisit les médecins, chirurgiens et pharmaciens de la cour (37 personnes en 1813) et jouit d’un traitement comparable à celui d’un ministre. Ses responsabilités s’accroissent avec l’arrivée de l’impératrice Marie-Louise et la naissance du Roi de Rome. Il est fait baron (1808), entre à l'Institut (1811). La Restauration marque la fin de son activité médicale. Sa santé décline. L’Académie royale de médecine le nomme membre honoraire (1820). Parmi ses légataires, Dubois et Hallé reçoivent quelques objets.

(D’après, en particulier, Paul Ganière, Corvisart, médecin de l’Empereur, préface de Jean Tulard, 1985, Librairie académique Périn)



Pour citer cette page

« Corvisart, Jean Nicolas des Marets (1755-1821) », Une correspondance familiale (C. Dauphin et D. Poublan eds.), URI: https://lettresfamiliales.ehess.fr/w/index.php?title=Corvisart,_Jean_Nicolas_des_Marets_(1755-1821)&oldid=41725 (accédée le 2 octobre 2022).

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